mercredi 1 juillet 2009

Tout est dans le lien...

http://www.verite-attentat-karachi.org/

(ou forcement, il est question de paradis fiscaux)

lundi 22 juin 2009

On ne respecte vraiment plus rien.

Bah mince, le reportage est en libre accès (pour l'instant) sur le web. (Src Dailymotion).

Voici "L'affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo" de Denis Robert et Pascal Lorent.













Il y a longtemps, bien avant la crise, personne ne voulait entendre parler de commission d'enquête.

Historique des demandes de commission d'enquête sur Clearstream :



Plusieurs parlementaires ont demandé à la Commission européenne une enquête parlementaire sur les malversations financières de Clearstream

Plusieurs parlementaires ont demandé à la Commission européenne des éclaircissements et une enquête parlementaire sur les malversations financières de Clearstream, la société luxembourgeoise accusée de camoufler des transactions financières illégales. Requêtes à chaque fois refusées.

La première émanait de Harlem Désir. En 2001, l’euro député français dénonçait devant la Commission, en s’appuyant sur le livre Révélation$ de Denis Robert, des «infractions graves» sur l’utilisation de systèmes financiers pour blanchir des capitaux.
Pour lire sa question à la Commission et la réponse donnée par Frits Bolkestein, cliquez ici.

La seconde a été formulée par l’eurodéputé Paul Van Buitenen, en mai 2005.
Pour lire sa question et la réponse de José Manuel Durão Barroso, cliquez ici.

Deux sénateurs belges, enfin, Isabelle Durant et Jean Cornil, ont proposé une loi en 2004 pour créer une commission d’enquête nationale, chargée d’enquêter sur l’utilisation de comptes auprès « des sociétés de clearing et de routing financier » à des fins de fraude fiscale et/ou de blanchiment d’argent.

samedi 6 juin 2009

Et si on branchait le juge Van Ruymbeke sur la présence de Madoff sur des listes Euroclear (Bruxelles) ?


Enquête Madoff: le juge van Ruymbeke désigné
Vendredi dernier, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour "escroquerie aggravée", "abus de confiance aggravé", "blanchiment en bande organisée" et "recel en bande organisée". Cette information judiciaire faisait suite à une enquête préliminaire ouverte le 20 janvier par le parquet à la suite de la plainte d'une épargnante française qui affirme avoir perdu plus de 500.000 euros placés auprès du fonds Luxalpha. Elle demandait à la justice d'éclaircir les conditions dans lesquelles UBS a géré les portefeuilles des épargnants français via les sociétés de Bernard Madoff.
Bernard Madoff, qui est soupçonné d'avoir organisé une gigantesque arnaque pyramidale de 50 milliards de dollars (37 milliards d'euros), a été incarcéré le 12 mars après avoir plaidé coupable aux Etats-Unis. La décision de la justice américaine est attendue fin juin.
src : http://www.mediattitudes.info/2008/12/euroclear-cache-ses-liens-avec-madoff.html

jeudi 4 juin 2009

Denis Robert pour les derniers de la classe (2eme partie)

Bon, revenons un peu en arrière.

Denis Robert est journaliste (écrivain, peintre, acteur, chanteur mais bon). Les banques (Les plus grandes) lui reprochent d'avoir rappelé que la plupart des transactions financières étaient traçables. Que cette traçabilité est pour bonne partie le métier de ces banques. L'une s'appelle Euroclear (a Bruxelles), l'autre "Clearstream" (a Luxembourg). Ces banques ont une particularité. Elles ont été crée par les banques, pour les banques. Ce sont des coopératives bancaires (au départ).

Mais ce n'est pas le principal.

Car, le crois-tu, les petits secrets des banquiers sont archivés dans les ordinateurs de ces banques un peu particulières.

Les juges qui se sont intéressés aux révélations de Denis Robert et Ernest Backes ont pour la plupart un peu les boules.

Car ils imaginent que pouvoir enquêter sur les transactions archivées dans ces centres de la finance globalisée pourrait résoudre pas mal d'affaires qui se heurtent au sacrosaint Secret Bancaire et aux aléas de la coopération judiciaire des paradis fiscaux. (Tu sais, le droit de l'homme...riche)

Ce n'est sans doutes pas tant d'avoir révélé ou rappelé l'existence de ces banques qui a posé des soucis a Robert que les solutions de régulation qu'il proposait déjà en 2001.

Mais les temps changent.

A l'évidence, l'administration Obama, connue pour ses prises de positions sur la régulation financière mondiale a adopté le même point de vue en déclarant, il y 30 jours, vouloir mettre en place une chambre de compensation us qui serait sous tutelle. "Afin d'éviter les dérives" précise les économistes de la Maison Blanche. L'europe, pour sa part, semble ne pas vouloir créer un nouvel organisme mais la proposition d'utiliser Clerstream à été évoquée.

Et dire qu'il y a 35 ans, en première année de Fac,(section économie, on enseignait le fonctionnement et l'utilité des chambres de compensation...) (merci papa)

La semaine prochaine, je t'expliquerais, exemple a l'appui, ce que signifie concrêtement "bonne volonté" en droit Luxembourgeois.

Et tu te réjouis je parie.

mercredi 3 juin 2009

100 % des entreprises du cac 40 se trouvent dans les paradis fiscaux

ici

Bnp Paribas, (Nouveau Fortis) est titulaire de 189 filiales dans des paradis fiscaux, dont 27 au Luxembourg et 21 aux Îles Caïman.

On sent le progrès.

dimanche 31 mai 2009

journalisme :)

mercredi 27 mai 2009

Pour trois raisons...

Parce que le film est tiré du roman d'un Liégeois (Simenon), la seconde, parce que le lien est proposé sur les pages facebook des soutiens d'Eva Joly, la troisième...

parce que rien n'a changé.

jeudi 21 mai 2009

Denis Robert pour les nuls (bis)

(Rediffusion d'un post précédent)

Je t'explique. Le truc que tu ne dois pas comprendre est ci-dessous.

Tu te demandes comment faire pour synthétiser le boulot du journaliste Denis Robert. Mais les mots te manquent. Pire. Tu ne comprends rien à l'affaire clearstream (la vraie, pas celle montée par l'industrie et la politique). Je t'offre, 2 fois par mois, le meilleur des meilleurs résumés en guise de premier paragraphe.

"Contrairement à ce que les juges et les lambdas que nous sommes imaginons, l'argent, lorsqu'il devient "virtuel", continue à laisser des traces. Toutes sortes de traces. Les transactions entres organismes financiers sont inscrites dans la mémoire d'un système qui leur sert de notaire. C'est sur l'existence de ce systeme et de son fonctionnement que Denis Robert à communiqué."Il faut bien prendre conscience de l'importance de ces révélations. Comprendre aussi que la plupart des politiques de gauche ou de droite ne connait pas l'existence de cette architecture financiere. (Nous reviendrons sur ce point en vidéo et plus tard, tu vas voir, c'est douloureux)Et, pourtant, des magistrats qui luttent contre la criminalité financiere sont inquiets et tentent bon gré mal gré de communiquer sur ce point opaque de la finance mondialisée. Car, étonne toi camarade, ces mamouths bancaires ne sont pas contrôlés. (tu verras ca en video aussi)Et c'est bien là que se situe le problème. En contrôlant ce système privé que les experts appellent "Chambres de compensation" et qu'aucune presse n'a pris la peine de nous expliquer, les Etats auraient eût une vue globale sur les flux financiers internationaux. En ne réagissant pas au travail de Denis Robert, de Pascal Lorent et d'Ernest Backes, l'Union Européenne et d'une manière générale les individus, se privent d'un outil essentiel de lutte contre la criminalité financière. Cet incompréhensible silence des démocraties, la tolérance paisible de Paradis Fiscaux au cœur de l'union européenne, ajouté aux grands principes de l"autorégulation", participe à un processus qu'on pourrait appeler "un braquage silencieux et perpétuel. Enfin, pour ceux qui imaginent encore que l'argent noir n'intègre pas le système financier, rappelons que le capitalisme n'est pas là pour faire de la morale. Tu piges ?

samedi 16 mai 2009

Charlie Hebdo est-il à nouveau fréquentable ?


jeudi 14 mai 2009

15 mai 2009. Bruxelles. Manifestation en front commun.

Précédent la manifestation du 15 mai 2009, les syndicats disent ceci :

"La CSC veut marquer le coup avant les élections européennes du 7 juin. Nous voulons une Europe autrement et en mieux, c'est-à-dire une Europe qui:
- relance l’emploi, qui crée des emplois décents grâce au développement durable par une action forte; - contrôle les marchés financiers; - renforce les droits sociaux: les victimes ne doivent pas payer deux fois les conséquences de la crise; - développe les services collectifs au lieu de les commercialiser.
En appliquant une politique fiscale européenne rigoureuse, l’Europe pourrait combattre le dumping social et lutter contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux. "

Ca doit être chaud a Euroclear (Bruxelles) et Swift (Bruxelles) ? Je t'explique.

Euroclear est le plus grand système de règlement/livraison de titres au monde, pour les opérations domestiques et internationales sur obligations et actions. C'est en somme, un des plus beaux symboles de la mondialisation financiere. Un sytème où les opérations financiere sont inscrites dans la mémoire des ordinateurs. C'est chez Euroclear que Madoff (notre héro) n'a pas ouvert de compte. C'était écrit .

Swift est une sorte de grand poste. Son rôle est de véhiculer le pognon qui, tu le sais, est devenu virtuel. Je t'en parlais il y a longtemps, ici

mardi 12 mai 2009

Parenthèse libre - La france a peur.

J'ai recu un message à propos du blog de Claude-Marie Vadrot. Et qui demande d'être diffusé largement. Ce que je fais avec plaisir.



Je suis inquiet, très, très inquiet...Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...- « Monsieur Vadrot ? ».- euh...oui- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit- Pourquoi ?- Je n’ai pas à vous donner d’explication....- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...- C’est non....Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs et Alain Bué, insistent et menacent d’un scandale.Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde.J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...


(témoignage de Claude-Marie Vadrot - Journaliste depuis 30 ans, à la fois spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d'écologie,de protection de la nature et de société; derniers livres publiés: Guerres et environnement (Delachaux et Niestlé), L'horreur écologique (Delachaux et Niestlé), "La Grande Surveillance" (Le Seuil),une enquête sur tous les fichages (vidéo, internet, cartes bancaires,cartes médicales, telephone, etc). Et enfin "Enquête sur la biodiversité" (ed Scrinéo, coll Carnets de l'info). Aprés 20 ans au Journal du Dimanche, collabore désormais à l'hebdomadaire Politis et à Médiapart.


dimanche 10 mai 2009

Histoire contemporaine - Le président Bush signe le transfert du risque des banques vers le contribuable "mondial'

Le 03 octobre 2008, le président Bush signe le plan d'urgence de stabilisation économique." Un premier cheque à 700 Milliards de dollars.

La suite, tu la connais...

jeudi 7 mai 2009

Mediapart, Clearstream, caisse d'épargne, Plénel... Alors que faire ?

Il y avait deux possibles choix.

Le premier consistait à la jouer finaud. "Pauvre Edwy Plénel, Pauvre presse d'information francaise, belge ou italienne, pauvre pauvre pauvre Mediapart.fr...".

Puis l'autre. La jouer nettement moins finaud. A la batte de baseball....et rappeler deux ou trois bricoles de poids...

CAR

A une lointaine époque (juin 2006, ndlr), bien avant que les banquiers ne soient plus fréquentables et quand subprimes évoquait pour nous, au mieux, un modèle de berline; Edwy Plénel, alors directeur du journal Le Monde n'hésitait pas à se répandre dans la presse pour expliquer que dans l'affaire Cleastream 2 (celle de Jacques, Dominique et Nicolas), il n'était pas impossible qu'un journaliste (Denis Robert) ait été le falsificateur des listings de CLearstream. Bref, le corbeau. (tu me fatigues lecteur de mes deux, il faut toujours tout te rappeler, vois ici, pour lire le résumé)

Evidemment, "Edwy la presse" a fait nettement moins de vagues dans la presse pour démentir lorsque le vrai corbeau, un barbouze, a reconnu être à l'origine de la falsification des listings.

Plus pathétique encore, est l'extrait de cet interview sur france2, où Edwy La presse t'explique que mettre en cause des personnes est quelque chose de grave... (Je te sens impressionné mais je te jure, Edwy est comme çà, il n'a pas peur de balancer sur les grands principes). Quoiqu'il en soit, notre maitre est devenu un des patrons du site d'information www.mediapart.fr. Et ses journalistes ont enquêté (je te jure)... Sur les placements d'une banque (si, ne ris pas)... et ils ont découvert des placements limites limites disent-ils...(bah oui)...Et la banque porte plainte (nan)... Plenel lance un appel à soutien (tu m'étonnes)... Et il découvre que bosser sur les métiers bancaires coûte cher en frais d'avocat et de procédures (le bide).

Et donc. Je ne sais pas (vraiment, je me pose la question) s'il faut soutenir Edwy plenel sur le sort que lui réserve la banque sur laquelle il à tenté d'informer...Ou s'il faut le soutenir en lui mettant le nez dans son caca, ou le soutenir sans conditions. On a la presse qu'on mérite. A l'époque du Monde made in Plenel, Edwy n'a pas fait grand chose pour soutenir Denis Robert. Au contraire. Je me souviens de ses chroniques dans le Journal Le soir où Plénel enfonçait Denis Robert. (Plénel avait aussi ses entrées dans la presse belge, Le soir est un peu Le Monde belge).

Excuse mon ton mais j'ai la grippe. Et les boules.

En bonus, voici la déposition de Plénel face aux juges d'instruction (2006, src Le Nouvel Obs) ;

La déposition de Plénel (extrait disponible intégralement a http://www.denistouret.net/textes/Plenel.html)

Question des juges d’Huy et Pons : "D’après vous, pourquoi votre nom figure-t-il dans les listings Clearstream ?"

Réponse d’Edwy Plenel : "Je ne peux faire que des hypothèses. Je n’ai aucun contentieux, à ma connaissance, avec les divers protagonistes de votre instruction. Je ne connais pas personnellement le général Rondot, je connais encore moins Imad Lahoud et Florian Bourges dont j’ai appris l’existence par votre information judiciaire. Je connais Jean-Louis Gergorin que j’ai rencontré à sa demande trois ou quatre fois entre 2001 et 2004 (…). Aucun de ces rendez-vous n’a eu pour moi de sens particulier sauf après le décès brusque de Jean-Luc Lagardère, début 2003. A l’automne 2003, M. Gergorin, qui donc me rencontrait en tant que directeur de la rédaction du journal Le Monde, m’a expliqué, comme il semble l’avoir fait à beaucoup d’autres, ses certitudes sur le décès de Jean-Luc Lagardère.

En l’occurrence, le scénario était le suivant : Jean-Luc Lagardère aurait été assassiné par la mafia ukrainienne et biélorusse issue du KGB sur ordre d’Alain Gomez, le PDG de (…) Thomson. A l’appui de ses dires, M. Gergorin me remit la photocopie d’un ouvrage où étaient décrites les armes secrètes du KGB, notamment une arme indécelable ayant un effet désastreux et foudroyant sur le cerveau. Après l’avoir écouté, j’ai, comme je l’ai toujours fait, respecté les procédures de ma profession et de ma fonction. La profession, cela signifie vérifier, et la fonction, cela signifiait transmettre ces allégations à un journaliste de la rédaction du Monde, Fabrice Lhomme, en toute loyauté. Après avoir enquêté, Fabrice Lhomme est rapidement revenu vers moi en me disant, comme je m’y attendais, que tout cela ne tenait pas debout. J’ai le souvenir d’avoir revu ou eu M. Gergorin au téléphone et nous en sommes restés là (…).

La seule personne dont le nom apparaisse comme l’un des acteurs de cette histoire, qui a toujours revendiqué un contentieux à mon endroit, est l’écrivain Denis Robert."

Or donc.

Sujet à propos duquel Edwy a pris la peine de répondre sur le forum de mediapart. Un moment où la paix semblait encore possible entre les deux journalistes. C'était la première fois depuis la vendetta contre Denis Robert qu'Edwy semblait disposer à s'expliquer...

12/02/2008 (site de Mediapart)

Yves Lespagnard ;

bonjour, ce commentaire ne s'adresse pas à l'auteur de l'article mais au propos. Le titre à attiré mon attention et des souvenirs sont revenus, brutalement.
Mediapart doit faire ses preuves. Mais ca part mal. Je ne comprend pas les intentions de chacun en lancant ce nouveau site.
Il y a un journaliste, français, dans le domaine de l'investigation, qui à créé un appel internationalement reconnu, appel composé d'une demi-douzaine de magistrats parmi les plus grands et les plus honorables d'Europe.L'enquête nous apprend (à tous) l'existence, l'utilité et les dérives des chambres de compensations internationales. En gros, le coeur du système financier et de la mondialisation. "La banque des banques."
Suite aux révélations de ce journaliste, une Commission d'enquête parlementaire, en France, à minutieusement travaillé et confirmé les propos du journaliste.Pour avoir dit la vérité, ce journaliste Francais a subit depuis 2001, plus de 240 visites d'huissiers de justice, une centaine de procédures judiciaires, des procès - qu'il gagne - mais qui le ruinent en frais de procédures.
Pour en arriver là, les banques ont eu un appuis inattendu. Un coup de pouce du Monde, qui , mieux que de ne pas révèler l'affaire consacra 4 papiers afin de démolir le travail du journaliste. Que Le Monde décide de ne pas en parler est une chose. Qu'il démolisse le fruit d'un travail titanesque de plusieurs années de recherche en eset une autre.
Je ne lis plus le monde depuis cette époque. J'ai abandonné un peu "Le soir (belgique)", parce que j'y retrouvais les mêmes articles fiéleux et étonnement répétitifs écris par Plénel. La casse ne s'est donc pas limitée à la France. Je suppose que la procédure à été la même un peu partout en Europe.
Aujourd'jui, je m'étonne de lire ces quelques lignes bien pensantes (bien pensées). A vous lire, on à presque le sentiment d'un nouveau départ alors qu'il ne s'agit certainement ici que de perpétuer l'aventure du Monde.
Je ne crois pas une seconde que ce nouveau site sera plus indépendant que ses origines. Qui je suis ? Un crétin, naïf de plus, qui soutient un journaliste Français, accusé, de concert avec votre patron d'être un corbeau, un parano, un "obsessionel" de la fraude fiscale. Soit. On sait aujourd'hui que ce n'est pas le cas.
Je suis aussi très accesssoirement un citoyen belge, qui paie, avec son blé, les factures générées par les procès en diffamations des banques à l'encontre du journaliste français.
On en est là Monsieur Plenel. C'est le peuple qui soutient les grands "petits" journalistes, avec ses petits bras en imaginant que la presse "indépendante" prendra la relève. C'était donc ca votre plan de carrière, votre idéal ? Comment fait-on pour retrouver la confiance maintenant... On attend toujours, qui sait...
Yves Lespagnard"


"14/02/2008 09:42 Edwy Plenel
Cher Yves Lespagnard,
Vous évoquez, de façon bizarrement allusive, mon désaccord professionnel avec Denis Robert sur l'affaire Clearstream. Non pas l'actuelle, qui a été exploitée et instrumentée par Nicolas Sarkozy, mais celle qui l'a précédée et qui lui a servi de décor originel. J'insiste : c'est un désaccord professionnel. Ce n'est pas un désaccord politique : j'ai soutenu depuis le début l'Appel de Genève et son combat, aux côtés de magistrats, contre la corruption. Et ce n'est évidemment pas un conflit personnel : respecter Denis Robert, ses convictions et ses combats, n'empêche pas d'exprimer et d'assumer une divergence.
Sur quoi porte ce désaccord ? Tout simplement sur son point de départ : je n'ai pas été convaincu par sa première enquête sur Clearstream. Si j'avais été son éditeur, je ne l'aurais pas publiée en l'état : il manquait des vérifications, des précautions, des contextualisations, bref c'était plein de bonnes intentions, mais avec un manque de rigueur dans le travail. Or il y a là, pour notre profession, un enjeu important : il ne suffit pas d'avoir politiquement raison pour être journalistiquement pertinent. Sinon l'enquête journalistique ne serait plus qu'un outil idéologique et ne nous permettrait jamais de découvrir des réalités dérangeant nos propres convictions ! N'oublions pas que, dans le siècle passé, le mensonge sur la réalité, le présent ou le passé, ne fut pas que de droite, mais fut aussi au cœur de régimes se réclamant de la lutte contre le capitalisme, l'argent-roi, l'exploitation, etcf.
Dans le cas précis qui nous occupe et nous sépare, nous sommes évidemment d'accord sur la critique de l'opacité de la finance mondiale, des paradis fiscaux au cœur de l'Europe et des circuits bancaires où l'argent n'a pas d'odeur, etc. Mais de cette conviction ne découle pas forcément que l'hypothèse de Robert selon laquelle la société luxembourgeoise Clearstream, aujourd'hui propriété de la Bourse de Francfort, serait la grande lessiveuse et la "boite noire" de la finance mondiale est juste. Encore faut-il la démontrer, la prouver, la documenter. Je maintiens que cela n'a pas été le cas, en m'en tenant au seul terrain professionnel – l'enquête, ses techniques, ses règles, ses exigences. Et je persiste à croire que cet échec regrettable a été exploité ensuite par ceux qui ont inventé la vraie affaire Clearstream, la seconde et non pas la première : celle qui a permis à Nicolas Sarkozy de se poser en victime d'un complot.
Juste une précision pour finir : contrairement à ce que vous écrivez, ce désaccord n'a jamais été au cœur de mes préoccupations et je n'en ai pas fait un roman. Mais, ayant découvert que j'étais parmi les dizaines de personnes auxquelles les listings trafiqués ont attribué un faux compte Clearstream et, par conséquent, l'une des nombreuses victimes de ces calomnies, j'ai été amené à expliquer que ce montage n'aurait jamais vu le jour sans le contexte qui l'avait précédé et qui, je le répète, repose sur une enquête imparfaite, voire inexacte.
Nous aurons sans doute l'occasion d'en reparler puisque l'instruction de l'affaire Clearstream va vers sa fin.

(Edwy Plénel)

vendredi 1 mai 2009

Le coup de main de la semaine - 1


Je t'explique. Tu te demandes comment faire pour synthétiser le boulot du journaliste Denis Robert.. Mais les mots te manquent. Pire. Tu ne comprends rien à l'affaire clearstream (la vraie, pas celle montée par l'industrie et la politique). Je t'offre, 2 fois par mois, le meilleur des meilleurs résumés en guise de premier paragraphe.

"Contrairement à ce que les juges et les lambdas que nous sommes imaginons, l'argent, lorsqu'il devient "virtuel", continue à laisser des traces. Toutes sortes de traces. Les transactions entres organismes financiers sont inscrites dans la mémoire d'un système qui leur sert de notaire. C'est sur l'existence de ce systeme et de son fonctionnement que Denis Robert à communiqué."

Il faut bien prendre conscience de l'importance de ces révélations. Comprendre aussi que la plupart des politiques de gauche ou de droite ne connait pas l'existence de cette architecture financiere. (Nous reviendrons sur ce point en vidéo et plus tard, tu vas voir, c'est douloureux)

Et, pourtant, des magistrats qui luttent contre la criminalité financiere sont inquiets et tentent bon gré mal gré de communiquer sur ce point opaque de la finance mondialisée. Car, étonne toi camarade, ces mamouths bancaires ne sont pas contrôlés. (tu verras ca en video aussi)

Et c'est bien là que se situe le problème. En contrôlant ce système privé que les experts appellent "Chambres de compensation" et qu'aucune presse n'a pris la peine de nous expliquer, les Etats auraient eût une vue globale sur les flux financiers internationaux. En ne réagissant pas au travail de Denis Robert, de Pascal Lorent et d'Ernest Backes, l'Union Européenne et d'une manière générale les individus, se privent d'un outil essentiel de lutte contre la criminalité financière. Cet incompréhensible silence des démocraties, la tolérance paisible de Paradis Fiscaux au cœur de l'union européenne, ajouté aux grands principes de l"autorégulation", participe à un processus qu'on pourrait appeler "un braquage silencieux et perpétuel

Enfin, pour ceux qui imaginent encore que l'argent noir n'intègre pas le système financier, rappelons que le capitalisme n'est pas là pour faire de la morale. Tu piges ?

dimanche 26 avril 2009

Avant que le capitalisme financier ne prenne le pas sur l'industrie, Jefferson disait ceci :

"I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the American people ever allow private banks to control the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the banks will deprive the people of all property until their children wake-up homeless on the continent their fathers conquered."

Thomas Jefferson, 1802

mardi 21 avril 2009

Camarade de Mittal Gandrange-Florange ceci va t'interesser...

"David Cowan is Vice-President and Head of Internal Communications at ArcelorMittal. "

Le fabuleux destin de...

Un ancien de clearstream gère la communication de crise de Mittal Gandrange. Et pas n'importe quel ancien. David Cowan, L'ex-Clearstream communiquant, poursuit sa carrière près de chez nous.

Le contexte. Nous sommes en octobre 2000. Ce n'est pas encore la crise. Les banquiers sont encore fréquentables et Clearstream pas encore une affaire.

Pour mieux comprendre, un peu d'histoire :

(Extrait de l'excellent film documentaire : "Les Dissimulateurs" De Denis Robert, 2001)

Denis Robert: Je fais le tour des anciens de CLEARSTREAM, susceptible de me parler du système. Ils sont méfiants, suite au passage quelques années plus tôt, d'un journaliste payé par André Lussi (ndlr André Lussi le dirigeant de Clearstream à l'époque. Clearstream est l'une des deux "banque des banques". )

Denis Robert: A l'époque vous aviez déjà peur d'André Lussi ?

Joseph Zimmers: Ah oui, Ah oui.

Denis Robert: Lui, c'est Joseph Zimmers un ancien dirigeant de CEDEL, aujourd'hui PDG de la Cetrel, une société spécialisée dans la fabrication, et le traitement des cartes bancaires.

Joseph Zimmers: C'était, quelqu'un m'a téléphoné, il a dit moi je suis un journaliste, d'un journal anglais...

Denis Robert: Cowan est ce journaliste que Lussi a débauché et que nous avons rencontré chez CLEARSTREAM. Il s'est servi d'une enquête pour le journal Euromoney, pour aider André Lussi à se débarrasser de cadres devenus gênants. Cohen est devenu directeur de communication de la firme. Coup de téléphone à un autre ex-salarié, qui nous dit de nous méfier.

Un témoin anonyme: Il faut savoir que le gars est assez dangereux

Denis Robert: Je sais, c'est ce qu'on me dit, on me parle même de dangers physiques de tout ça, mais bon, j'ai l'impression que c'est du mauvais roman çà, en tout cas...

Un témoin anonyme: Non, non, non, non, ça je peux vous assurer qu'il y a des pressions physiques qui ont été exercées par le bonhomme.

Denis Robert: Chez les anciens de CEDEL, l'animosité envers André Lussi est palpable. En 1992, Jacques Philippe Marson était le numéro deux de CEDEL, juste derrière Lussi, le nouveau PDG.

Jacques-Philippe Marson, PDG Securities & services BNP PARIBAS: De 89 à 92 je suis passé la bas. Je vous dis d'abord en âme et conscience d'abord je ne serai pas resté une seconde si j'avais eu connaissance de quoique ce soit de cette nature. J'ai eu connaissance d'élément, de pratique managériennes de Lussi, y compris de payer des journalistes de truc comme ça, et ça me dérangeait fortement, mais de la fraude, utiliser l'organisation, pour faire des grandes opérations de fraude, je n'en n'ai pas eu connaissance ou conscience une seule seconde, moi. J'étais quand même directeur général.

Denis Robert: Ce troisième homme, est un expert en comptabilité et en informatique, licencié par Lussi, le milieu bancaire luxembourgeois l'avait banni.

Un témoin anonyme: CEDEL ne vérifie pas. Les banques russes envoient des milliards. CEDEL ne vérifie pas, l'argent rentre dans le système, ça tourne une fois et c'est clean. A la place de leur argent sale ils ont des titres, qu'ils peuvent cacher dans chaque banque au monde. Et puis voilà. C'est ce qu'il a confirmé.

Denis Robert: Donc Clearstream c'est...

Un témoin anonyme: Absolument, ça sert aussi à faire des transactions normales mais, ceux qui veulent utiliser CLEARSTREAM comme lessiveuse, ils ont la meilleure lessiveuse du monde, ça c'est sûr.

(ndlr) Le lendemain de la sortie du livre Révélation$ (le bouquin sur Clearstream) André Lussi, le pdg, et David Cowan, ont été licenciés. Aujourd'hui, David Cowan est vice président (?) de la cellule de communication de Mittal et gère la fermeture du site de Gandrange-Florange Mittal. Clique ici mon ami, pour les détails. Tu découvriras un bien bel article d'un journal luxembourgeois qui ose poser les bonnes questions a David... Dont ce passage que je n'ai pas résisté a traduire pour toi.

The journaliste : Mr Cowan, vous êtes journaliste de formation, en quoi cette formation vous a t-elle aidé à passer a la communication ? (Mr. Cowan, you started as a journalist, how has that foundation in the media helped your career in communications?)

Mr Cowan : J'ai débuté en tant que journaliste financier et journalsite des technologies de l'information et j'ai été amené a écrire pour différentes banques ( ndlr :)) ). Je pense que de nombreux journalistes desirent, à un moment, passer de l'autre côté (...). Les journalistes développent une énorme capacité d"analyse.... etc etc...

“I started as an IT and financial journalist and from that went into writing for various banks. I think most journalists at some point would like to jump to the other side and see what it is like to be involved with running a company. Journalists develop very strong analytical skills, looking at all angles of a story and write what they hope is a very objective piece.

hé bé !

sources recoupement : "Les dissimulateur$" Denis Robert et Pascal Lorent 2001 BAC film / Paperjam.lu

dimanche 19 avril 2009

"Le risque révolutionnaire" selon De villepin

Selon Dominique De villepin, il y a bien un risque révolutionnaire en France. Les licenciements chez Caterpillar, l'aide des états aux banques (...), entretiendraient, selon l'ancien premier ministre, un sentiment d'inégalité dans la population.

En marge de l'interview (http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJaVh.html), nous apprenons que Dominique De villepin a également annoncé qu'il laissait tomber les poursuites en diffamations à l'égard des journalistes dans le cadre de l'affaire Clearstream 2.

samedi 18 avril 2009

Brêves


4 000 000 000 000 d’avoirs « toxiques » d’après le FMI 9 avril 2009 - 13:45
9 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) – D’après le Times de Londres, le prochain rapport du FMI sur les perspectives économiques mondiales annoncera un montant d’avoirs « toxiques » en circulation de 4000 milliards de dollars, dont 3100 milliards aux Etats-Unis et 0,9 en Europe.
Bien que ce montant soit sous-évalué, le Times commente : « La nouvelle prévision du FMI, qui pourrait encore être revue avant la fin du mois, sonne comme un coup de semonce pour les gouvernements qui ont déjà injecté des milliards dans le système bancaire. »

J'invite les internautes à visiter le blog www.ladominationdumonde.blogspot.com (le blog du méchant Denis Robert) pour y lire et mieux comprendre l'avant crise. De belles archives - rétrospectivement. Pour répondre à plusieurs sollicitations, ce blog hébergera bientôt des extraits du film documentaire "L'incitation à la révolte", tourné en outre, en milieu politique et bancaire, avant la crise et pendant la crise.




vendredi 10 avril 2009

On aime ou pas. Quoiqu'il en soit. Ca chie. Surtout a partir de la 6 eme minute. C'est un révélateur...



dont je fais partie. Et c'est personnel.

jeudi 9 avril 2009

Joseph Stiglitz dit ceci :

G20 : bilan peu convaincant, notamment sur la régulation (Stiglitz)

L'économiste Joseph Stiglitz juge que le bilan du G20 est maigre, notamment sur le plan de la régulation financière pour lequel "à ce stade, ni les Etats-Unis, ni le G20 ne proposent quelque chose de très convaincant", dans une interview aux Echos datés de vendredi.

(src AFP le 09/04/2009 à 22:56 )

my god

no comments



G20. 1 mort.

jeudi 2 avril 2009

Bah merde ! Comme quoi il y aurait des chambres de compensations a contrôler ?

Tout ceci pour dire qu'on joue a un grand jeu de "ni oui - ni non". Que celui qui prononce Clearstream ou Euroclear a perdu.

Petit retour en arriere.

A la minute 5:58 de ce célèbre échange sur france2 du 21 octobre 2008, les plus agiles auront entendu les références "aux vertus des chambres de compensations transfrontalieres." qui sont "discutables" selon le premier ministre Luxembourgeois.



JC Junker prend sacrément la mouche !
envoyé par Ptite_Mule


Où comment parler d'une institution financiere au coeur de l'actualité sans jamais prononcer son nom.

Re-belote ce 02 avril

Nicolas Sarkozy, dans son intervention visible sur LCI à propos du G20, (ré)cite mot pour mot des définitions du livre enquête de Denis Robert "La boite noire".

Ca dit ceci :
Nous (les Etats) devons contrôler "la traçabilité de la titrisation et des flux financiers liés aux échanges interbancaires de ces titres."

Bingo !

Qui a prononcé les mots Clearstream et Euroclear ?
Pas moi.
Pas nico. Il n'a jamais entendu parler de cette banque (déclarait-il dans la presse il y a quelques années)

Hé bé...
il a vachement bien bossé le p'tit

mercredi 1 avril 2009

En finir avec les paradis fiscaux ? No, we can't.

Bah mince, Obama se rétracte jusque dans la presse où il explique : "Nous allons avant tout nous occuper de la crise (...) Nous devons régler nos problèmes avant de faire la morale aux autres pays.(...)"
Finalement, le combat contre les paradis fiscaux est assez embêtant pour lui.
Et nous sommes loin de son discours de campagne où il déclarait "Nous devons nous séparer des paradis fiscaux et redistribuer les richesses au peuple."
L'argmument de campagne fait "pschiiiit".
C'est dommage.
Et le pire est que le discours se propage dans la classe politique.
Et cela consiste a dire
"Résolvons cette crise"
"transférons la dette vers les contribuables"
mais ca tombe mal
La morale politique et du plus grand nombre
consiste plutôt a dire
"allons au-délà de cette crise"
pour que de nouvelles crises n'apparaissent plus.
Après la crise économique
voici le temps du Divorce.
Et là, de quoi se demander "Mais alors que faire ?"

mercredi 25 mars 2009

A lire absolument

“Ces économies du crime se constituent de fonds qui se trouvent aujourd’hui largement réinvestis dans le marché économique traditionnel et s’imposent comme des sources de financement incontournables . Les banques largement présentes dans les paradis fiscaux ainsi que les deux chambres de compensation Euroclear et Clearstream prévoient les modalités juridiques par lesquelles il sera possible et facile de blanchir l’argent du crime aux fins d’investissements dans les secteurs licites de l’économie. Une souveraineté politique du type de celles du Panama, des Îles anglo-normandes ainsi que de la Suisse et du Liberia ne pose pas problème dans la mesure où elle inverse le droit comme un gant en criminalisant la divulgation du secret bancaire autour d’opérations hautement criminogènes, mais dans la mesure où elle autorise librement des transferts de fonds massifs entre des entités criminelles et d’autres qui ne le sont pas. Ce métissage est requis dans le processus du blanchiment d’argent : tout comme les petits revendeurs de drogues blanchissent leurs profits dans de petits commerces de quartiers (la technique du « mille-feuilles » des célèbres blanchisseries), à une autre échelle, les grands argentiers du crime recyclent leurs fonds considérables dans des structures prévues à leur mesure, soit à la bourse, à travers des entreprises privées cotées en bourse, des sociétés d’import-export, des compagnies aériennes, des banques…”

Reference : http://www.erudit.org/revue/euro/2006/v2/n2/014587ar.html

Le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière.

Extraits - Les questions du jour

1) Pourquoi, des états qui pratiquent l'opacité financière sous le jouc de législations nationales "sur mesure" (Monaco, Luxembourg, Lichtenstein...) ont-ils le droit de bénéficier de l'arsenal pénal européen pour poursuivre tout qui mettrait en cause leur fonctionnement ?

2) Les banques renflouées par les états ont des comptes non publiés en clearstream. Ces institutions financières ont des succursales dans les paradis fiscaux (ce que nous enseigne les listes de clients de clearstream luxembourg sur http://www.wikileaks.org/). Les citoyens ont-ils, par cette participation un peu forcée aux opérations de renflouages des banques, un droit d'information complémentaire sur le fonctionnement et le contrôle de Clearstream, d'Euroclear, de swift ?

3) Le journal "Le monde", mais il n'est pas le seul, "Le vif l'express", "Le soir", semblent découvrir que les banques et de gigantesques entreprises ont des succursales dans les paradis fiscaux. Dans un livre très critiqué et poursuivit par les banques depuis huit ans (Révélation$ de Denis Robert, sorti en 2001) l'information était déjà présente. Dans quelle mesure faut-il faire confiance aux organes de presse ? N'y a t-il pas là un risque de voir des citoyens lambda (a l'image de la création de ce site), prendre la question à bras le corps ?

4) Les dépots ou fonds de garantie des plus grosses entreprises et des banques représentent 25000 000 000 000 d'euros. Ces sommes sont enregistrées dans des entreprises bancaires situées dans des paradis fiscaux (Clearstream et Euroclear). Les citoyens ont-ils pris la mesure de ce que représente, en terme de pouvoir économique, ces entreprises privées ? Est-il opportun de rappeler que ces entreprises sont très peu contrôlées (voir interview de l'ancien ministre) ?

5) Nous parlions d'un chiffre astronomique. 25 000 000 000 000 d'euros. C'est finalement, si je comprends bien, la valeur financiere des dépots ou fonds de garantie que les entreprises ou les banques ont enregistrés en Clearstream/Euroclear (mais aussi d'unilevers, siemens, cargill, Accor, Fortis, BNP, City Bank,...). Pourquoi les états du monde entier font-ils appels a la solidarité du citoyen déjà victime de la crise (le risque des sauvetages des banques est transféré vers les contribuables). Les dépots de garantie en Clearstream et Euroclear appartiennent aux banques. Ne serait-il pas judicieux pour les banques d'utiliser ces fonds pour éponger leurs propres dettes ? Dans quelle mesure la classe politique qui entend lutter contre la crise est-elle consciente du rôle des chambres de compensation internationales ?

6) Pensez-vous, et je me rends compte que la question n'est pas simple, que certains pourraient voir en ces (dis)-fonctionnements, une incitation a la révolte ?

7) Pour revenir à Denis Robert, je prends la mesure de ce qui m'a été rapporté par différents acteurs politiques et économiques que nous avons rencontré. Les publications de victoires vont - parait-il - foisonner dans la presse (nous y reviendrons plus tard). Est-ce bien le moment pour ces grandes entreprises bancaires de parader sur des points de victoires finalement très périphériques ? (2 points de détails sur 450 pages d'enquêtes).Les enquêtes de Denis Robert sont à prendre un peu comme des marathons. L'essentiel de ses découvertes sur le fonctionnement des chambres de compensations et de routage n'est pas démenti par les acteurs de secteur bancaire. C'est inquiétant. Pire, je ne trouve personne pour m'expliquer en quoi l'auteur aurait tort sur ces points aveugles de la finance mondialisée. Or c'est ce fonctionnement qui inquiète. Ne faudrait-il pas instaurer une loi anti SLAP, du nom de ces procédures abusives (par la répétition) et qui consiste, pour un grand groupe économique, a museler des journalistes a force de procès ? Cette loi existe dans la moitié des états Etasunien. Elle a permi à des journalistes d'investiguer sur l'industrie du tabac, par exemple... Le droit a la défense oui, mais pas au harcelement. Or, c'est le cas à l'encontre de l'auteur de Révélation$, ce livre sur Clearstream.

8) On ne peut pas tout reprocher aux entreprises qui dématérialise l'argent, il y a d'énormes avantages et leur existence ne peut pas être remis en cause. Elles ont permis un gain de temps considérable, une sécurité accrue, diminué les risques liés au grand banditisme. Fini les attaques de train. Il est clair que les attaques extérieures ont disparu. Est-il raisonnable de penser, à la lumière de l'actualité de crise, que le "holdup" auquel nous assistons, vient plutôt de l'intérieur ?

9) Les paradis fiscaux sont les points aveugles d'une économie bien réelle. Certains vont jusqu'à les appelers les "trous noirs" de la finance mondiale. A ce sujet, on peut s'interroger sur la présence au Luxembourg d'une des plus importante entreprise bancaire du monde. Clearstream, appartient au groupe Deutsche Borse, qui est un groupe allemand. Pourquoi Clearstream - Deutsche Borse s'est-elle installée dans un paradis fiscal ? Dans un contexte économique où a droite comme a gauche, tout le monde s'accorde a dire qu'il faut en finir avec les paradis fiscaux, l'homme de la rue que je suis, a du mal a comprendre pourquoi le pouvoir économique est concentré dans des zones dont les politiques fiscales et judiciares sont tant décriées. Encore moins pourquoi on laisse faire.

10) Le président Francais, a dit, pendant son discours du mois de février 2009, que si la question des paradis fiscaux n'était pas réglée,"les citoyens se révolteraient... ". Il a ajouté : "qu'ils auraient raison de se révolter." C'est un appel risqué, non ?

(a suivre dans "L'incitation a la révolte".)

mardi 24 mars 2009

Une loi contre l'abus de procédures baillons (poursuites stratégiques)

Une loi contre les poursuites "Baillons" pour plus de liberté d'informer.

«Le véritable enjeu en matière de poursuites-bâillons demeure la liberté d'expression, l'abus de procédure et l'épuisement des ressources ne constituant que des moyens de faire taire». La liberté d'expression se trouve au coeur de toute démocratie. C'est sans doute la liberté qui distingue le mieux une société libre d'une société totalitaire. "

La campagne Clearstream 2009 est en route. (voyez vos quotidiens ces prochains jours)

Les victimes de poursuites baillons en parle ci-dessous.

http://www.afriradio.net/audio/paris-francafrique-denirsrobert-alaindeneault.mp3

jeudi 19 mars 2009

Cedel Geneve (ancêtre de Clearstream)

Un bon vrai sujet pour un bon vrai journaliste...

"La filiale genevoise de Cedel a été créée en août 2000. Il s'agit d'une succursale liée à la chambre de compensation Clearstream. Le but enregistré au registre du commerce: «Investissement des liquidités excédentaires».
Le rapport d'activité 2002 de Deutsche Börse, le propriétaire de Cedel Genève, cite toutes les acquisitions du groupe, mais omet la succursale genevoise. Interrogé sur cette maison fille en avril 2003, Clearstream répond par l'entremise de son porte-parole Payam Rowhani que «Cedel International [...] n'a jamais eu de filiale genevoise.»

Qu'en penser ?

- La chambre de commerce Suisse ment ?
- Le porte parole de Clearstream a un rapport altéré a la réalité ?

halala

mercredi 11 mars 2009

Belgique : Enfer fiscal pour les classes moyennes, paradis fiscal pour les riches

La Belgique sur une liste informelle des paradis fiscaux? La Belgique figure sur la nouvelle liste des pays non-coopératifs en matière d'échange d'informations fiscales, établie à titre informel et provisoire par l'OCDE, a appris l'agence de presse Belga de source bien informée.
L'OCDE a compilé cette nouvelle liste, qui n'a aucune valeur officielle, à la demande de la France et de l'Allemagne. Les deux pays ne cachent pas leur intention de lancer une offensive contre les paradis fiscaux au prochain sommet du G20, le 2 avril à Londres.
La seule liste officielle des "centres non-coopératifs", établie en 2005 par l'OCDE, ne compte que trois pays: Andorre, le Liechtenstein et Monaco. Le nouveau document, dont le quotidien La Tribune a révélé l'existence mercredi, compte quant à lui une trentaine de pays, dont plusieurs membres de l'Union européenne.
Selon La Tribune, "une trentaine de pays sur 84 passés au crible figureraient sur un document dont le G20 pourrait se saisir pour élargir la liste des paradis fiscaux, dont la Suisse, le Luxembourg, l'Autriche, Singapour et Hong Kong". Les îles anglo-normandes n'y figureraient par contre pas, d'après le quotidien français, qui note que Jersey "multiplie en ce moment les accords de coopération fiscale afin d'éviter l'opprobre".
D'après la source interrogée par l'agence Belga, la Belgique figurerait aussi sur la liste. A l'instar de l'Autriche et du Luxembourg, le pays a choisi de ne pas participer au système automatique d'échange d'informations entre administrations fiscales mis en place par l'Union européenne.
Très discrètes sur la question, les autorités belges maintiennent qu'en dépit de cette dérogation, la Belgique coopère avec les administrations étrangères. Le secret bancaire national n'aurait qu'une portée limitée, indique-t-on. Interrogé mardi à l'issue d'un Conseil Ecofin, le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a ainsi souligné que la Belgique ne pouvait pas être assimilée au Luxembourg.
La Belgique a mis en service lundi un dispositif informatique d'échange automatique de renseignements fiscaux au plan international, peut-on lire mardi dans le journal L'Echo. Ce système sera pleinement opérationnel le 23 mars prochain.
La Belgique n'a pas participé au mini-sommet du secret bancaire, qui a réuni dimanche au Grand-Duché les représentants du Luxembourg, de l'Autriche et de la Suisse, trois pays déterminés à contrer l'offensive franco-allemande.
Lundi soir, le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, s'est emporté contre les manoeuvres de Paris et de Berlin. "Je voudrais qu'on respecte les règles que nous nous sommes fixées entre nous", a-t-il dit, en référence à la législation communautaire, qui n'interdit pas le secret bancaire. "Le G20 n'est pas un ersatz de l'Union européenne", a-t-il ajouté, visiblement très irrité.
Du côté de l'OCDE, on minimise la portée du document qui vient d'être réalisé. "Il n'y a pas de nouvelle liste noire de l'OCDE", a dit à l'AFP un porte-parole de l'Organisation. "La France et l'Allemagne ont demandé à l'OCDE des renseignements sur les pays qui n'acceptent pas d'échanger des informations bancaires" dans le but de contrer l'évasion fiscale, et l'OCDE a donc "fourni cette information, qui est une information objective se référant aux pratiques existantes", a-t-il détaillé. Cette liste est provisoire et pourrait être modifiée d'ici le sommet du G20 du 2 avril en fonction d'accords d'échange d'informations bilatéraux ou de modifications législatives qui pourraient avoir lieu d'ici-là, a encore souligné le porte-parole. (belga)

mercredi 25 février 2009

Blanchir : Définiton selon la CAMAFE

Le blanchiment d'argent est le processus consistant à dissimuler la source de l'argent ou des biens tirés d'activités criminelles. Une grande variété d'activités illégales sont motivées par le profit, notamment le trafic de stupéfiants, la contrebande, la fraude, l'extorsion de fonds et la corruption.
Le blanchiment d'argent est un problème mondial faisant appel à des techniques nombreuses et très spécialisées. Les progrès technologiques effectués dans le domaine du commerce électronique, la diversification mondiale des marchés financiers et les nouveaux produits financiers fournissent de nouvelles occasions de recycler les produits des activités criminelles et de dissimuler la piste de l'argent provenant de ces activités.

samedi 14 février 2009

Espagne - Prix de la liberté de la presse. Roberto Saviano (pour Gomorra), Denis Robert (affaire clearstream), José Cendon sont finalistes

http://www.xornalistas.com/couso/

Cette année, et pour la cinquième année consécutive, les journalistes espagnols lancent leur prix Liberté de la presse. Le tromphée est organisé par le Colexio Professional Xornal de Galice, en partenariat avec le Press Club Ferrol et Caixanova.

Parmi les candidats finalistes, on retrouve quelques vies humaines en sursis.

Rosa Maria Calaf (correspondante de presse), José Cendon (photographe de presse qui vient d'être récemment enlevé en somalie), Denis Robert (pour son travail sur le pouvoir économique), Roberto Saviano (recherché par la mafia pour son livre-enquête "Gomorra").

Une triste manière de rappeler qu'un comité de soutien existe, qu'il faut envoyer vos dons. Pour Denis Robert, connectez-vous ici.
Pour soutenir les autres journalistes, rendez-vous sur le site de reporters sans frontières.

Source en ligne :
http://elprogreso.galiciae.com/nova/25204.html
http://www.prnoticias.es/content/view/10027710/227/

mercredi 11 février 2009

Un "doute" de plus sur l'honorabilité des clients de Cleartstream

Sur ce blog, (le mercredi 7 janvier 2009), paraissait un papier dans lequel nous attirions l'attention sur l'existence d'un compte non publié d'une banque domiciliée à Moscou, le "Crédit russe". La banque possède, pour être précis, deux comptes (ROSSIYSKIY KREDIT numéros 76010, 82685, ouvert le 31/10/1994) non publiés en Cleartstream dans la liste officielle où la banque russe n'apparaît pas du tout comme cliente de la firme luxembourgeoise. Le dirigeant de cet banque était Arcadi Gaydamak. L'individu dont parle la dépêche AFP qui suit.


"Fermeté requise contre les principaux acteurs de l'Angolagate.

Six ans de prison ferme contre Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone, 18 mois pour Jean-Charles Marchiani, un an pour Jean-Christophe Mitterrand : le procureur du procès de l'Angolagate a demandé la sévérité mercredi contre les principaux prévenus de cette affaire de ventes d'armes vers l'Angola.
Le procureur Romain Victor a formulé ses réquisitions au bout de huit heures, un marathon à la mesure de cette affaire où Arcadi Gaydamak, en fuite, et Pierre Falcone sont accusés d'avoir orchestré, dans les années 90, ce vaste "commerce illicite" qui pesait 790 millions de dollars.
Avec leurs profits faramineux, ils sont accusés d'avoir arrosé de pots-de-vin toute une série de personnalités, aujourd'hui au banc des prévenus, une manne que les parties civiles évaluent à quelque 134 millions d'euros.
C'est sur Arcadi Gaydamak, homme d'affaires d'origine russe accusé également de blanchiment, que l'accusation a tapé le plus fort, en assortissant la peine d'une amende de cinq millions d'euros. "Il a pris le parti de la fuite, a fait le choix de l'irresponsabilité, du déni, du défi", a lancé le procureur, qui a émis "l'espoir qu'il soit un jour appréhendé".
Pour Pierre Falcone, "qui a comparu, certes, mais finalement pour mieux se taire", il a réclamé également six ans ainsi qu'une amende de 375.000 euros, montrant peu d'illusion sur l'application de la peine, alors que le prévenu invoque "l'immunité diplomatique" en tant qu'ambassadeur angolais de l'Unesco.
"Il a entraîné dans son silence nombre de ses co-prévenus", a souligné Romain Victor, alors que l'homme d'affaires a sans cesse invoqué le "secret défense" de Luanda pour refuser de répondre.
Parmi les "obligés" des deux associés, l'ex-préfet du Var Jean-Charles Marchiani, accusé d'avoir touché plusieurs centaines de milliers de dollars contre du lobbying pour les intérêts angolais, devrait écoper de 18 mois ferme, a demandé le procureur. Il a rejeté sa "défense systématique : +oui les virements étaient occultes mais j'étais chargé d'une mission secrète+". "Une mission telle secrète que personne ne la connaît", a ironisé le représentant du parquet.
En revanche, il n'a demandé que trois ans avec sursis pour Charles Pasqua --absent pour cause d'hospitalisation-- contre lequel il n'a retenu qu'un seul trafic d'influence sur deux, celui d'une recommandation pour l'attribution de l'Ordre national du mérite à Gaydamak.
"Il est regrettable que Charles Pasqua, compte tenu de sa stature, de son rôle dans la vie politique, ait consenti à ce type d'agissement", a regretté le procureur.
Contre Jean-Christophe Mitterrand, qui aurait touché 2,6 millions de dollars pour avoir servi d'intermédiaire, il a requis un an de prison ferme, dénonçant son "absence de toute autocritique".
Le fils de l'ancien président avait assuré que ces sommes étaient le paiement de "conseils", mais il n'a pas apporté "l'amorce d'une preuve d'un travail effectif", a estimé Romain Victor.
Dix-huit mois avec sursis ont été requis contre l'écrivain Paul-Loup Sulitzer, accusé d'avoir usé de son influence dans les médias.
Relaxe en revanche pour Jacques Attali. L'ancien conseiller du président Mitterrand était accusé d'avoir reçu 160.000 dollars pour avoir usé de son influence auprès de Bercy et des Affaires étrangères afin de résoudre les ennuis fiscaux de Falcone et Gaydamak.
Mais le procureur a estimé que si cela pouvait être "critiquable sur le terrain éthique", les sommes perçues étaient bien liées à "un travail effectif", une étude sur le micro-crédit.
Pour le reste des 42 prévenus, seules trois autres relaxes et une dispense de peine ont été requises. "

Source de la dépêche : AFP - mercredi 11 février 2009, 20h24

samedi 31 janvier 2009

José Vidal-Beneyto dit çà... dans EL PAIS

(Denis ROBERT en modèle à suivre dans le quotidien espagnol El pais...)

La corrupción se ha convertido en una pandemia que todo lo infecta, a la que nadie y nada escapa. La corrupción entendida, no sólo ni principalmente, como la utilización abusiva e inicua de las posiciones de poder en provecho de quien las detenta, sino como la falsificación de todos los valores, la perversión sistemática, la impostura permanente en el planteamiento de medios y objetivos. Personas, organizaciones, la economía, los lenguajes, el deporte, la política, las empresas, la justicia, las ideologías, el Estado, la comunicación; todo estragado, pervertido. Es decir, la adulteración de las conciencias, la corrupción del espíritu, que transforman cualquier propósito en barbarie. Por eso, hoy, la generalización y persistencia de las prácticas corruptas no sólo han trivializado su uso, sino que lo han connaturalizado, inscribiéndolo, con todos los honores, en el patrimonio de los comportamientos legítimos y necesarios de nuestra contemporaneidad.

La suite instructive et pédagogique en suivant le lien : http://www.elpais.com/articulo/opinion/arma/crimen/elpepuopi/20090131elpepiopi_12/Tes

mardi 27 janvier 2009

Le "comité invisible"

Rien ne manque au triomphe de la civilisation.
Ni la terreur politique ni la misère affective.
Ni la stérilité universelle.
Le désert ne peut plus croître : il est partout.
Mais il peut encore s'approfondir.
Devant l'évidence de la catastrophe, il y a ceux qui s"indignent et ceux qui prennent acte, ceux qui dénoncent et ceux qui s'organisent.

Le comité invisible est du côté de ceux qui s'organisent.

(L'insurrection qui vient - Le comité invisible - Ed. La fabrique 2007)


Les altermondialistes, la plupart des socialistes, les extrémistes capitalistes (les extrémistes riches me souffle mon épouse) , les communistes, les écologistes et les centristes me font bien rigoler.

A lire l'actualité financière et a entendre tous les matins les nouveaux chiffres du chômage économique, je n'arrive pas - et c'est mal - à éprouver de compassion.

J'habite sur une portion de terre des plus polluée en particules fines au monde. Dans mon pays, quand une usine ferme, on commence a respirer. En particulier, lorsqu'un haut fourneau ferme, le taux d'urgences médicales liés aux maladies et crises respiratoire chute de soixante pour cents.

Ici, on respire quand il n'y a plus de travail. On est solidaire uniquement en période de crise financière, on quitte les programmes de TF1 et d'RTL quand on se prend le mur. Je suis très de l'avis du "comité invisible" pour qui les idées des partis écolos est un leurre car la manière dont ils percoivent l'écologie n'est pas durable. D'après les auteurs de ce petit livre dangeureux, les partis ecolos voient en l'envirronement "un marché". J'ajouterais, "...et une belle manière de s'auto satisfaire, de se persuader qu'on fait des efforts." (au sens premier). En réalité, cela ne sert a rien. En tout cas a pas grand chose et surtout a pas grand monde.

Dans mon bled le plus pollué en paricules fines du monde, on voit fleurir des installations photovoltaiques sur le toit des pavillons style fermette au bas desquels stationnent pas moins de deux véhicules diesel. Ce n'est pas une caricature et je ne critique pas. J'observe qu'il y a là un hiatus criant. La majeure partie du coût de l'installation de ces panneaux est pris en charge par l'état. (vous vous souvenez, le providentiel état qui s'éxécute au nom des banques). Le prix moyens total d'une installation est de 17000 Euros. Dites moi juste qui à les moyens de payer moins cher son électricité ? A part ceux qui ont déja les moyens et qui voient là une belle manière de payer moins d'impôts (grâce à l'ensemble des efforts de tous les contribuables).

Dans cette histoire, je vous le dis, ceux qui ont les moyens de moins dépendre des fournisseurs d'énergie(s), le font au nom de tout, sauf de l'écologie. (au sens premier)

Le Comité invisible, dont je partage l'avis, donc, est un mouvement radical auquel je ne pourrais pas adhérer. C'est "sociétal" et "inter-personnel". Il eût fallu que je naisse dans un système plus ouvert, plus pragmatique, jouant moins sur la possession. Changer sera impossible pour la plupart des gens. Je supporte mal la marchandisation de nos vies. Pourtant, j'y trouve pas mal d'intérêts. Puis il y a la Chine, les régimes totalitaires, du moins ceux qui souffrent d'autres formes d'autoritarismes.

Mais ce n'est pas très important.

Ce qui est important, c'est le film que je prépare. Je souffre de ne trouver a filmer que des gens qui sont assez d'accord avec Denis ROBERT. Les autres se dérobent. Il n'y a pourtant pas de pièges. Je vous rééditère mon invitation.

jeudi 22 janvier 2009

Et ce n'est pas fini

Sur le net on trouve des trucs. Parfois il y a des perles (des vraies). Pour celui qui veut se donner la peine (un journaliste mais pas nécessairement), il y a même de véritables affaires qui somnolent, au chaud, protégée par le premier amandement de la constitution des USA. Sur le site http://wikileaks.org, par exemple, les données sont protégées et inaltérables. L'union des banques suisses (UBS) a tenté de faire disparaitre des informations embarrasantes. Mais le premier amendement a été le plus fort. Or donc, en regardant la vidéo réalisée par Pierre Carles (on aime ou pas), j'ai compris un truc. Que je vous soumettrais plus tard. Je me marre...

mercredi 14 janvier 2009

Un extrait sans équivoque du livre de Bernard Bertossa (la justice, les affaires, la corruption) qui sort chez Fayard.


Bernard Bertossa , ancien procureur général de Genève, s'était fixé pour priorité la lutte contre la grande criminalité. Dans son dernier livre, publié chez Fayard, "La justice, les affaires, la corruption", il est question d'un petit journaliste aujourd'hui poursuivi par la banque des banques. Il dit ceci... (cliquez sur l'image)

C'est l'histoire d'un mec...

...dont l'enquête sur une banque Luxembourgeoise (Clearstream) est relatée dans une BD en trois Tomes et qu'il co-signe avec Yan Lindindre et Laurent Astier. A lire. Evidemment. Si tu veux comprendre. Pour une fois. C'est aux éditions DARGAUD. Visite aussi le mini-site de la série en suivant ce lien.

mardi 13 janvier 2009

Les paradis fiscaux auraient permis d'aider les juifs victimes de la persécusion du 3eme Reich. Sauf que.

Ce n'est pas la première fois que l'argument est utilisé. Le voici illustré dans une serie de vidéos de promotion de défense des paradis fiscaux. Un regret. La vidéo n'explique pas comment les familles des victimes de la shoa, justement, ont dû batailler ferme auprès des "centres de services financiers"pour recupérer leur patrimoine. Bon courage...

Un petit mot pour vous et pour nous

samedi 10 janvier 2009

Le rôle des paradis fiscaux dans la crise actuelle

mercredi 7 janvier 2009

Si on veut aider l’instruction sur l'Angolagate, allez voir chez Clearstream

L'excellent site www. geopolitique.com, révèlait, dans un article publié le 26 Octobre 2006 les liens entre Arcadi Gaydamak et la ROSSIYSKIY Kredit mais surtout une note (téléchargeable sur le site) des renseignements généraux de la finance (Tracfin) du 29 novembre 2001, qui contient des données qui justifieraient les positions des magistrats français. La note présente de multiples mouvements bancaires de l’homme d’affaire, dont certains sont en relation avec l’Angolagate. En outre, elle indique qu’au mois de septembre 2000, depuis l’un de ses comptes ouvert au Luxembourg et ayant servi aux opérations avec l’Angola, Arcady Gaydamak a viré 8 millions $ vers la Bank of Jerusalem.

L'information nouvelle : Arcadi Gaydamak dirigeait cette banque domiciliée à Moscou, le "Crédit russe". La banque possède deux comptes (ROSSIYSKIY KREDIT numéros 76010, 82685, ouvert le 31/10/1994) non publiés en Cleartstream dans la liste officielle où la banque russe n'apparaît pas du tout comme cliente de la firme luxembourgeoise. Retour a la case départ donc.
Ressurgissent en nombre les questions que soulevait à l'époque les enquêtes sur la chambre de compensation Luxembourgeoise (Denis Robert "La boite noire", "Révélation$" éd Les arenes) sur l'utilisation faite de comptes non publiés : "A quoi bon créer et vendre des plateformes d'échanges sans y faire apparaître la totalité des clients ?" s'étonnenaient Denis Robert tout autant que des magistrats, des policiers, ou des politiques qui le soutiennent, a l'image de cette proposition visant à instaurer une commission d'enquête parlementaire chargée d'enquêter sur l'utilisation de comptes auprès des sociétés de clearing et de routing financier à des fins de fraude fiscale ou de blanchiment d'argent .

Une question plus que jamais d'actualité car parmi les clients de ces "banques des banques" (Euroclear sa, située à Bruxelles et Clearstream, située a Luxembourg) qui se partagent à elles deux la quasi-totalité des échanges transfrontaliers figurent des cas avérés de gigantesques fraudes.

Des fraudes records de l'actualité récente

- Bernard Madoff http://www.mediattitudes.info/2008/12/euroclear-cache-ses-liens-avec-madoff.html
- Siemens (http://ipsnews.net/news.asp?idnews=39085)
- Daewoo http://en.wikipedia.org/wiki/Daewoo
et moins récente :
- BCCI http://en.wikipedia.org/wiki/Bank_of_Credit_and_Commerce_International
- Menatep http://en.wikipedia.org/wiki/Menatep

L'angolagate, en bref
L’affaire Angolagate a débuté en 1992, à un moment assez délicat pour les forces gouvernementales angolaises qui combattaient les rebelles de l’Unita dirigée par Jonas Savimbi. Le président José Edouardo dos Santos avait alors demandé de l’aide, concernant la fourniture de matériels militaires, à un cadre du Parti socialiste français, Jean-Bernard Curial. Ce dernier a transmis cette requête à Jean-Christophe Mitterrand, qui lui a présenté Pierre Falcone, un proche de Charles Pasqua,...et la machine de ceux pour qui "l’argent sale n’existe pas" s’est enclenchée.

Arcadi Gaydamak : 56 ans, est un homme d’affaire d’origine russe visé par plusieurs mandats d’arrêts internationaux délivrés par le juge Philippe Courroye. Ils ont valeur de mise en examen pour "vente illicite d’armes", "abus de biens sociaux", "fraude fiscale", "trafic d’influence actif", "blanchiment".

Réfugié en Israël, Arcada Gaydamak est propriétaire du club de football du Beitar de Jérusalem. Il brigue la mairie de la Ville sainte. Il encourt dix ans de prison et 375.000 euros d’amende.

Enfin, Transparency international classait en 2006, l'Angola en tête de peloton des pays les plus corrompus.

credits partiels
http://www.geopolitique.com/criminalite/les-comptes-caches-au-luxembourg-du-president-de-langola-dos-santos-139-2.html
Note de tracfin téléchargeable sur www.geopolitique.com

mercredi 31 décembre 2008

Le système hyper-contrôlé vous souhaite une bonne et heureuse année.


Happy new year from Tax heaven from ErwinAct on Vimeo

Euroclear - Clearstream - Madoff : rien d'illégal.


C'est une histoire de Notaires.

Clearstream, Euroclear et Bernard Madoff sont dans un bateau. Bernard Madoff tombe à l'eau...
La suite ?
reférences :

vendredi 19 décembre 2008

A history of Madoff


Nom : Bernard Madoff

Profession : Magicien

A fait disparaître 50 000 000 000 de dollars

Commentaire libre : compte DTC646 ouvert en Clearstream le 02/11/1999 à New York USA

.

déli initié


Curieux.L'adresse web www.bnpparibasfortis.be est enregistrée depuis le 21 septembre, selon la banque de données du gestionnaire de noms de domaines DNS. A cette date pourtant, il n'était pas encore question d'une chute du bancassureur Fortis. Le nom de domaine a été enregistré par le bureau Gandi Sas, à Paris, mais on ignore pour le compte de qui il a agi. BNP Paribas s'est refusé à tout commentaire.

La première action de sauvetage de Fortis, consistant en une nationalisation partielle de ses activités, n'a eu lieu que le week-end des 27 et 28 septembre. BNP Paribas était alors cité comme un repreneur potentiel, mais ce n'est qu'une semaine plus tard que la banque française concluera un accord avec l'Etat belge pour une reprise des activités bancaires et d'assurance de Fortis.

dimanche 30 novembre 2008

Tout sur Robert (par Anne Crignon)


Après sept ans de harcèlement judiciaire à la suite de son enquête sur Clearstream, Denis Robert aimerait bien passer enfin à autre chose... Pas facile

Dernier roman sur les affaires avant liquidation ? Le nouveau livre de Denis Robert, ancien de «Libération» embarqué depuis dix ans dans une croisade en solitaire contre les paradis fiscaux, l'argent sale, l'impunité, semble avoir été écrit pour cet aveu, page 258 : «Je suis pressé d'en finir. Cette affaire est devenue trop personnelle.» L'affaire, c'est Clearstream. Sept ans en effet que sa vie ressemble à un film d'espionnage : ce serait «Denis Robert seul contre le capitalisme clandestin». Car la solide enquête sur la multinationale du Luxembourg, discrète gare de triage ouverte aux puissances et aux banquiers du monde entier, n'aura pas provoqué le scandale attendu mais aura valu à son auteur un maximum d'emmerdements. «Je traîne un orage au-dessus de la tête», écrit-il.
En sept ans, trois cents huissiers ont sonné chez lui, à Chatel-Saint-Germain Ses procès, il les gagne un à un dix-huit sont toujours en cours. Mais après deux livres de 500 pages sur Clearstream, «Révélation$» et «la Boîte noire» (1), l'intéressé n'aura été condamné qu'à quelques euros symboliques. Pour une erreur au détour d'une page, une formulation imprudente mais rien qui ne vienne remettre en cause le fond de ses allégations. Un harcèlement judicaire presque flatteur au regard de ce proverbe : il y a les journalistes qu'on achète et les journalistes qu'on attaque.
Entre deux échappées belles dans un passé lointain, comme ces pages ardentes sur un grand-père regretté, Denis Robert revient sur «l'Affaire», encore et encore : «Quand mon premier livre est sorti, j'avais l'impression de divulguer la cachette d'un magot, écrit-il. J'étais Robert Charles Surcouf» Quelque chose ne passe pas, qui a viré parfois à l'obsession. Les mensonges à son sujet, le dénigrement de la presse financière, les attaques des confrères... «Embryon de scandale jeté aux quatre vents», a écrit «le Monde» avec beaucoup de talent dans la mauvaise foi. Avoir quitté «Libé» et se prendre pour Erin Brockovich au fond de la Moselle tout en faisant un carton avec un roman érotique écoulé à 200 000 exemplaires (1) lui aura sans doute été fatal.

Aujourd'hui, passer à autre chose devient urgent. Ne plus raconter, justifier, expliquer, répéter. Mais c'est impossible. «C'est mécanique, explique-t-il. Je suis tellement attaqué que je ne peux pas renoncer. Je dois me défendre. Le but c'est me faire taire, m'épuiser, faire peur aux autres.» Le 1er avril encore, Surcouf était au tribunal. A Bordeaux cette fois, pour un procès en diffamation à la suite de propos tenus dans «Sud Ouest». Clearstream encore. Un message d'intimidation on ne peut plus clair à la gente journalistique.
Derrière ce flamboyant slogan, «Il m'aide à comprendre, je l'aide à se défendre», un Comité de soutien à Denis Robert s'est constitué. «On a eu envie de lui donner un coup de main, explique le dessinateur Rémi Malingrëy. Ses frais d'avocats sont très lourds. On veut aider quelqu'un qui n'a fait que son travail.» Au comité, on voit passer Guy Bedos, les frères Jolivet, pas mal d'étudiants en journalisme, Mossec. Une Cuvée Denis Robert est en vente sur le site (1). Un projet de papier peint est à l'étude, avec pour motif les cartes de presse envoyées par 600 journalistes solidaires le plus souvent de la presse quotidienne régionale. Le film de sa vie publique commence en 1983 à bord d'une vieille Renault 11 blanche. Il est correspondant de «Libé» à Metz et décrit les pêchés mignons des élus locaux, cette manie qu'ils ont de construire des ronds-points en rase campagne. Au journal, on l'appelle «Monsieur Fausses Factures». C'est un idéaliste. La ligne, c'est Jack London : le journaliste est une petite sentinelle de la démocratie qui surveille les puissants («l'Affaire Longuet», ce sera lui : énorme scandale) et donne la parole à ceux qui ne l'ont jamais, ce qu'il fera dans le très sensible «Portrait de groupe avant démolition» écrit avec René Taesch, un sansabri de Metz. Dix ans plus tard, un Denis Robert découragé recycle sa déception dans des romans subversifs et bien tournés.

L'hiver dernier, il a découvert qu'une galerie parisienne s'appelle «La Bank». Trop beau. On allait faire entrer un peu d'humour dans cette histoire. Il fait alors imprimer des listings (les fameux) sur de grandes toiles, intitule la série «Recel de vol» et les met en vente. Tout acheteur sera juridiquement son complice de recel. Et que faisait-il en pleine affaire Clearstream 2 quand on le soupçonnait d'être le corbeau ? Il était sur scène à la Criée de Marseille. Ce spectacle, «Thierry Baë a disparu», il le reprend ces jours-ci en Moselle. Quelquefois, un spectateur vient le voir : «Excusez-moi, vous êtes bien le Denis Robert ?» Pas facile de lâcher l'affaire.

«Une affaire personnelle», par Denis Robert, Flammarion, 348p., 19,90 euros.

(1)Editions des Arènes.



Anne Crignon
Le Nouvel Observateur
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2269/articles/a373960.html

samedi 29 novembre 2008

France, pays "des droits de qui ?"

Un ex-PDG de Libération brutalement interpellé à son domicile

Du jamais vu dans une affaire de presse: le journaliste Vittorio de Filippis, qui a été directeur de la publication de Libération de mai à décembre 2006, a été interpellé à son domicile pour une banale affaire de diffamation. Récit.

Recueilli par Eliane Patriarca

Quand il arrive dans les locaux de Libération, ce vendredi peu avant midi, il a encore la trace des menottes au poignet. Journaliste économique, actuellement membre de la direction du journal, Vittorio de Filippis a été PDG et directeur de la publication du journal de mai à décembre 2006. Il vient de passer plusieurs heures, d’abord au commissariat de police du Raincy (Seine-Saint-Denis), la commune où il réside, et plus tard dans la matinée de ce vendredi au tribunal de grande instance de Paris. Avant d’être mis en examen. Il est pâle, fatigué, outré.

«J’ai été réveillé vers 6h40 ce matin par des coups frappés sur la porte d’entrée de ma maison, raconte-t-il. Je suis descendu ouvrir et me suis trouvé face à trois policiers, deux hommes et une femme portant des brassards, et j’ai aperçu dans la rue une voiture de police avec un autre policier à l’intérieur.»

Les représentants de l’ordre lui disent qu’ils ont un mandat d’amener au TGI de Paris contre lui. «J’imagine tout de suite que cela concerne la période de cogérance durant laquelle j’ai été PDG et directeur de publication de Libération en 2006, et je pense à l’affaire Xavier Niel, du nom du fondateur de Free, le fournisseur d’accès à Internet, parce que c’est tout simplement l’affaire la plus récurrente parmi toutes celles dont j’ai eu à répondre comme directeur de publication. Et celle qui a suscité le plus de contacts avec les avocats de Libération, Jean-Paul Lévy et Emmanuel Soussen.»

Xavier Niel a déjà attaqué plusieurs fois en diffamation Libération et le journaliste Renaud Lecadre, auteur d’articles dans le quotidien et sur le site liberation.fr, évoquant les démêlés judiciaires du fondateur de Free.

Vittorio de Filippis a chaque fois été convoqué par la justice car sa responsabilité est engagée: l’article 42 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 dispose que le directeur de publication d’un journal est «l’auteur principal» du délit de diffamation publique envers un particulier alors que le journaliste auteur du papier incriminé n’est que «complice».

Mais Xavier Niel et la société Free ont été déboutés systématiquement, lors de procès qui se sont tenus au deuxième trimestre 2008. A chaque fois, ils ont en plus été condamnés à verser des dommages et intérêts à Libération pour procédures abusives.

Ce matin, le ton est vite monté entre les policiers et le journaliste, celui-ci leur faisant remarquer qu’ils ont profité de son portail sans serrure pour pénétrer chez lui.

«Habillez-vous, on vous emmène», répliquent-ils en lui interdisant de toucher à son portable dont l’alarme-réveil se déclenche. «Je commence à m’énerver, raconte Vittorio de Filippis. Réveillé par le bruit, mon fils aîné, qui a 14 ans, assiste à toute la scène. Son frère, 10 ans, ne sort pas de sa chambre mais j’apprendrai par la suite qu’il était réveillé et a très mal vécu ce moment… Je dis aux flics qu’il y a peut-être d’autres manières de se comporter. Réponse devant mon fils: «Vous, vous êtes pire que la racaille!» J’ai juste le temps de rassurer mon fils, de lui dire que je ne suis pas un malfrat et que tout cela concerne le journal et qu’il est en train d’assister à une injustice. Je lui demande, en l’absence de ma femme qui est en déplacement, d’accompagner son frère à l’école et d’aller lui aussi en cours.»

Les policiers emmènent le journaliste au commissariat du Raincy.

7h10. Au commissariat, des policiers lui lisent les motifs de son interpellation. C’est bien de l’affaire Niel dont il s’agit et particulièrement d’un article du journaliste Renaud Lecadre paru sur le site liberation.fr. Après lecture du document, Vittorio de Filippis demande à plusieurs reprises la présence des avocats du journal. Réponse: «Ils ne seront pas là.» Vittorio De Filippis refuse alors de signer quoi que ce soit. «Je suis assis sur un banc, boulonné au sol, dont pendent plusieurs paires de menottes. Face à moi, affichée au mur, la Charte d’accueil du commissariat».

D’autres policiers demandent au journaliste de vider ses poches. Il s’exécute.

7h30. Trois policiers viennent le chercher, lui demandent de mettre les mains dans le dos et le menottent. Puis ils le conduisent à une voiture et prennent l’autoroute A86. Dans la voiture, les policiers se réjouissent de pouvoir «voir en vrai les bureaux de Navarro».

8h30. Vittorio de Filippis est emmené dans les sous-sols du TGI au dépôt, «quartier des hommes».

«On contrôle mon identité puis on m’emmène dans une pièce glauque, avec un comptoir en béton derrière lequel se trouvent trois policiers dont un avec des gants, précise Vittorio de Filippis. Derrière eux, un mur de casiers qui contiennent les effets des personnes «en transit». On me demande de vider mes poches, puis de me déshabiller. Dans mes papiers d’identité, ils isolent ma carte de presse et la mentionnent dans l’inventaire de mes effets. A aucun moment, jusqu’alors, je n’avais mentionné ma qualité de journaliste».

«Je me retrouve en slip devant eux, ils refouillent mes vêtements, puis me demandent de baisser mon slip, de me tourner et de tousser trois fois.»

Le journaliste s’exécute puis se rhabille, mais on lui a retiré ses lacets, sa ceinture, la batterie de son portable. et tous ses papiers et effets.

9h30. Les policiers l’accompagnent dans une cellule «qu’ils referment à triple tour».

«La pièce comporte une table, un rouleau de papier hygiénique, une paillasse en béton sur laquelle sont posées deux couvertures. Dans un recoin, j’aperçois un WC. Je m’asseois sur la table pour éviter les cafards et les mites.»

10 heures. Deux gendarmes viennent le chercher, et l’isolent à nouveau derrière un paravent en béton qui se trouve dans le long couloir bordé de cellules.

Ils lui demandent de se déshabiller complètement.

«Je signale alors que j’ai déjà été fouillé d’une manière un peu humiliante deux heures plus tôt et je refuse de baisser mon slip à nouveau. Bien que comprenant l’absurdité de la situation et mon énervement, ils me répondent que c’est la procédure et qu’ils doivent appeler la juge devant mon refus. Celle-ci leur répond que soit je respecte la procédure et dans ce cas-là elle m’auditionnera et je serai libéré; soit j’assume mes actes».

Le journaliste accepte donc de se laisser fouiller à nouveau, de baisser son slip, de se tourner et de tousser.

Rhabillé, il est menotté «mais cette fois avec les mains devant», et escorté par les gendarmes dans les couloirs interminables du TGI, jusqu’au bureau de la juge Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris.

10 h 40. Dans le bureau de la juge, les gendarmes lui retirent les menottes. La juge, qui «au départ», selon Vittorio de Filipis, «a l’air un peu gêné», lui signifie qu’elle l’a convoqué parce qu’elle a déjà procédé à de nombreuses convocations par courrier dans le cadre de l’affaire Niel et qu’il a toujours été «injoignable».

Le journaliste lui répond alors que, comme pour chacune des affaires qui concernent des articles écrits par des journalistes de Libération, il transmet les courriers aux avocats du journal. Et il demande alors à parler à ceux-ci. «La juge me demande leur adresse, puis me lit une liste d’adresses d’avocats dans laquelle j’identifie celles de nos avocats».

Puis Vittorio de Filippis refuse de répondre à toute autre question. La juge s’énerve, hausse le ton. Mais, en l’absence de ses avocats, le journaliste refuse tout échange verbal avec elle.

La juge lui fait signer le procès-verbal de l’entretien et lui notifie sa mise en examen pour «diffamation». Elle lui demande s’il sera joignable d’ici à la fin du mois de décembre.

Ensuite, les deux gendarmes reconduisent Vittorio de Filipis à travers les méandres des couloirs du TGI — «mais cette fois je ne suis plus menotté». Ils lui rendent ses papiers et ses effets. Et le libèrent.

11h30. Sur le trottoir devant le TGI, Vittorio de Fillipis appelle immédiatement les avocats du journal et la direction de Libération.

Aussitôt informée, la Société civile des personnels de Libération (SCPL, actionnaire du journal) dénonce, dans un communiqué, «ces méthodes inadmissibles». «La SCPL veut manifester sa solidarité vis à vis de Vittorio de Filippis, écrit-elle. Nous protestons auprès des autorités politiques et judiciaires. Nous demandons qu'une enquête soit ouverte sans délais sur ces méthodes.»

L’un des avocats de Libération, Me Jean-Paul Levy, dénonce les conditions de cette interpellation, «une première», selon lui, en matière de délit de presse. «Je suis l’avocat de Libération depuis 1975 et c’est la première fois que je vois un directeur de publication faire l’objet d’une interpellation et d’un mandat d’amener», déplore-t-il. «Je suis scandalisé que l’on inflige un tel traitement pour un délit qui n’est pas passible de prison».

La Société des lecteurs de Libération (SLL), «scandalisée par les méthodes employées par la police judiciaire et la magistrature dans une affaire de presse», s'associe à l'indignation et à la protestation de l'équipe.

Laurent Joffrin, PDG du journal et directeur de la rédaction, s'exprimera demain samedi dans la page consacrée par le quotidien à cette arrestation, sans précédent dans les annales judiciaires.

lundi 17 novembre 2008

L'ambassadeur luxembourgeois hué


Un membre du groupe K a communiqué qu'entre 550 et 750 clients de la banque Kaupthing, selon les chiffres de la police et des organisateurs, ont manifesté samedi dans les rues de Bruxelles pour réclamer des garanties sur leurs dépôts auprès des gouvernements luxembourgeois, islandais et belge.

Un membre du groupe K a communiqué qu'entre 550 et 750 clients de la banque Kaupthing, selon les chiffres de la police et des organisateurs, ont manifesté samedi dans les rues de Bruxelles pour réclamer des garanties sur leurs dépôts auprès des gouvernements luxembourgeois, islandais et belge.

Ils se sont rassemblés samedi à partir de midi sur la place du Cinquantenaire à Bruxelles puis ont rejoint l'ambassade du Luxembourg, située avenue de Cortenbergh puis celle de l'Islande au rond-point Robert-Schuman et en fin de parcours les bâtiments de la Commission européenne.
«Il y a 35 jours que les comptes à vue et d'épargne de 20000 épargnants sont gelés. Nous ne sommes pas des spéculateurs ou des actionnaires mais des épargnants qui ont déposé leurs économies sur un compte d'épargne en bons pères de famille», a indiqué le groupe K, le groupe de défense des épargnants de la banque Kaupthing Belgique, organisateur de la manifestation. L'ambassadeur du Luxembourg, qui a été hué par la foule, s'est montré rassurant. «La piste d'une reprise qui reste prioritaire pour le gouvernement luxembourgeois continue à être poursuivie», a-t-il dit. «Le gouvernement estime que l'administrateur judiciaire doit se donner quelques jours pour examiner la situation et conclure à la possibilité d'une reprise», a-t-il ajouté. «Une lettre d'intention ferme de reprise a été déposée. L'administrateur provisoire est le seul à pouvoir statuer sur cette offre», a déclaré Jean-François Beck, porte-parole du groupe K, suite à une entrevue avec l'ambassadeur luxembourgeois. Les manifestants ne sont pas partis rassurés.
Le premier ministre belge, Yves Leterme, a indiqué vendredi, suite au conseil des ministres, qu'il espérait toujours qu'un repreneur puisse assurer la continuité de la banque Kaupthing.

afp

Juncker n'a «peur d'aucun débat»


Le Luxembourg n'est pas un paradis fiscal, la Suisse est beaucoup moins un paradis fiscal que ne le disent ses détracteurs», a affirmé vendredi, Jean-Claude Juncker, dans un entretien au quotidien suisse 24 Heures.

Il a assuré que les récentes attaques contre le secret bancaire de ces deux pays ne l'effrayaient «pas du tout».
«Je n'ai jamais considéré que le fait de disposer sur son territoire fiscal du secret bancaire impliquait qu'un pays soit automatiquement un paradis fiscal», a insisté le Premier ministre, soutenant la Suisse contre les récentes mises en cause du ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück. «Ces attaques reviennent chaque fois que la situation interne devient plus difficile chez les autres», a-t-il ajouté.
Il s'est dit ouvert aux débats avec l'Union européenne «pour parvenir à une imposition convenable du capital et pour ne pas trop alourdir l'imposition du travail». «Je n'ai peur d'aucun débat. Je suis prêt à échanger nos points de vue», a-t-il assuré, prévenant toutefois: «Tant qu'il n'est pas prouvé que leur système est meilleur, pourquoi renoncerions-nous au nôtre?»
Concernant un plan de relance européen auquel il est opposé, il s'est justifié en avançant qu'il ne fallait pas «épouser les démagogies galopantes». «Ce qu'il nous faut, ce sont des plans d'appui ciblés sur certains secteurs et catégories de la population les plus pauvres», a-t-il estimé.

«Une détermination peu commune»

En fin de journée, vendredi, le Premier ministre luxembourgeois s'est vu décerner la médaille d'or de la fondation Jean-Monnet pour l'Europe, au cours d'une cérémonie à Lausanne, réunissant quelque 600 invités. La fondation, qui fête ses 30 ans cette année, entend ainsi récompenser «un des acteurs prépondérants de la construction européenne». Il «a été un des inspirateurs et rédacteurs du traité de Maastricht. Négociateur préoccupé par l'intérêt commun, son influence aura considérablement facilité l'introduction de l'euro, l'harmonisation économique et la recherche de grands compromis européens», poursuit la fondation, dans un communiqué. «Jean-Claude Juncker, avec une détermination peu commune, n'a jamais craint d'affronter les crises de l'Union, cherchant toujours le moyen de les comprendre et de les dépasser. C'est cet homme d'envergure que la fondation Jean-Monnet a décidé d'honorer», conclut le communiqué.
C'est le président de la Confédération suisse, Pascal Couchepin, qui a prononcé le discours d'honneur à l'occasion de la remise de cette distinction.
Parmi les anciens lauréats de la médaille d'or de la fondation figurent entre autres Raymond Barre, Jacques Delors, Helmut Kohl, Wilfried Martens, Romano Prodi, Helmut Schmit ou encore Jacques Santer et Pierre Werner.

dimanche 16 novembre 2008

Juge et partie(s)

"Sollicité par l'AFP, l'Elysée n'a pas souhaité faire de commentaire.
« Par décret du 31 octobre 2008, le président de la République a prolongé de 17 jours les fonctions d'un des deux juges d'instruction chargé du dossier Clearstream, Monsieur Henri Pons », a rappelé Me Yves Richard dans un communiqué.
Vice-président de l'instruction au pôle financier du tribunal de Paris, le juge Pons a été nommé par décret daté du 27 août 2008 à la cour d'appel de Montpellier où il devait prendre ses fonctions le 3 novembre.
Cette date de prise de fonction a été repoussée au 20 novembre par un décret du chef de l'Etat, paru au journal officiel le 1er novembre.
« Cette décision a pour effet de permettre à Monsieur Pons de poursuivre, avec Monsieur Jean-Marie d'Huy, le règlement de l'affaire Clearstream », a constaté Me Richard.
« L'engagement actif, personnel et public de la partie civile dans l'affaire Clearstream simultané à l'usage de pouvoirs présidentiels dans la même procédure constitue un détournement de pouvoirs au titre duquel M. de Villepin a saisi le Conseil d'Etat », a ajouté l'avocat.
« Il apparaît ainsi que le président de la République a usé de ses pouvoirs pour prendre une mesure qui ne sera pas sans conséquence sur le règlement d'une affaire dans laquelle il est une partie civile particulièrement engagée, ainsi qu'en témoignent ses prises de positions publiques », a écrit l'avocat.
Pour le conseil de M. de Villepin, « les circonstances de cette prolongation de fonctions, à quelques jours de l'échéance de la procédure, ne peuvent qu'affecter la sérénité et l'indépendance de l'institution judiciaire »."

mercredi 12 novembre 2008

C'est pas nous Le paradis fiscal, c'est les autres...


"En fin de semaine dernière, les jeunes socialistes avaient reproché au député vert européen, Claude Turmes, d'avoir plaidé pour la levée du secret bancaire et donc par là contre les intérêts du Luxembourg.

Claude Turmes tient à clarifier la situation en indiquant que l'amendement auquel les JSL se réfèrent vise uniquement les paradis fiscaux au sein de l'Europe comme Gibraltar, les Channel Islands, Saint-Barthélémy et Madère en partie.
Le Luxembourg et le secret bancaire ne sont en effet absolument pas concernés par ce texte. Claude Turmes renvoie finalement la balle aux jeunes socialistes en leur indiquant qu'ils feraient mieux de ne laisser planer aucun doute sur le statut clair et irréprochable du Grand-Duché."


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vendredi 7 novembre 2008

Il faut faire "raquer" les paradis fiscaux. Définitivement.

L'oreille indiscrète que je suis me permet de vous donner quelques nouvelles de Denis Robert. Un procès de plus s'est déroulé hier, le 7 novembre 2008. On jugeait ainsi, dans l'indifférence générale, le proces (Clearstream-VSD-ROBERT) au tribunal de grande instance de Paris (11 ème chambre).

Richard Malka, l'avocat de Clearstream, a signalé au conseil de Denis Robert, en fin d'audience, que "puisque Robert refuse la négociation avec Clearstream, ils allaient le faire "Raquer"...

Décidément, on ne se refuse rien quand l'intendance suit. Sinon, l'info arrive tardivement. Robert "raque" depuis 2001.

Enfin, dans la rubrique "Potins", signalons l'arrivée en fanfare d'un nouveau camarade de jeu : Jean de Belot, nouveau conseil en stratégie de la multinationale. Un profil est disponible sur wikipédia (ici)

lundi 3 novembre 2008

Parenthèse libre : A Philippe Val...

http://www.monde-diplomatique.fr/2008/06/JUDT/15982

hum... Toutes nos condoléances ! Et notre soutien évidemment.

Poursuivi par la Caisse d'épargne, Mediapart mis en examen pour diffamation

PARIS (AFP) — Le site internet d'informations Mediapart a été mis en examen lundi pour diffamation à la suite de la publication d'une série d'articles mettant en cause la Caisse d'épargne qui a déposé dix plaintes, a-t-on appris auprès de l'avocat de Mediapart.

Le directeur de la publication du site, Edwy Plenel, le journaliste Laurent Mauduit, auteur de cette série de sept articles publiés entre le 28 janvier et le 2 février, ont été mis en examen par la juge Muriel Josié, selon Me Jean-Pierre Mignard.

Ces mises en examen font suite à quatre des dix plaintes avec constitution de partie civile déposées par la Caisse nationale des Caisses d'épargne, par le président de son directoire Charles Milhaud et son directeur général Nicolas Mérindol.

Les six autres plaintes devraient conduire à de nouvelles mises en examen de MM. Plenel et Mauduit pour diffamation dans les prochains jours. Au total, quatre juges, dont Mme Josié, sont chargés d'instruire ces plaintes.

Les articles visés par la CNCE évoquaient notamment un manque de fonds propres de la banque au regard de ses obligations réglementaires, un projet de plan social ou encore des déconvenues de la banque dans la crise des "subprimes".

Dans l'un des passages visés par les plaintes, Mediapart justifiait cette enquête sur L'Ecureuil. "Les Caisses d'épargne sont en quelque sorte un double cas d'école : de certains des travers qui affectent le capitalisme français; de la priorité que nous donnerons à l'enquête économique dans le projet Mediapart", affirmait le site.

Réagissant sur le site à cette série de plaintes, Edwy Plenel a défendu l'enjeu de "la libre investigation en matière économique".

Pour Me Jean-Pierre Mignard, ces articles ont été réalisés "de bonne foi et présentent toutes les caractéristiques de sérieux de l'enquête".

"Nous démontrerons qu'il s'agit d'un procès, qui par les risques financiers qu'il fait courir à Mediapart, vise à le faire disparaître", a déclaré Me Mignard à l'AFP, estimant dans une allusion à la crise des marchés financiers que "la CNCE déploie une énergie qui ferait mieux d'être déployée ailleurs".

dimanche 2 novembre 2008

fa-ti-gu-ant

En 2001, soit à l'époque où les banquiers croyaient encore a l'auto-régulation du secteur, Denis Robert révèlait que la banque Russe Menatep avait un compte en Clearstream (compte non publié n°81 738). Pour une banque dont le directeur annoncait que son entreprise n'acceptait que des "banques sérieuses et reconnues", on est en droit de s'interroger.

Depuis, la menatep a perdu 24 procès contre Denis Robert et son enquête. Un des ses dirigeant purge depuis une peine de prison.

En creusant en peu, on découvre que l'ancien patron de Daewoo, Kim Woo-choong a été condamné par la justice sud-coréenne, le 30 mai 2006, à dix ans de prison pour fraude et détournement de fonds. Cette faillite retentissante dépasserait en montant financier le scandale ENRON. Kim Woo-Choong a été amnistié début 2008 par la justice Coréenne et il a déclaré qu'il serait à présent et jusqu'a la fin de sa vie "un citoyen irréprochable".

Deawoo, avait des comptes en Clearstream à l'époque où le reglement de la banque interdisait la présence d'entreprises non bancaires en son sein. Soit.

Siemens, présente aussi en Clearstream, avait un statut equivalent a celui de Daewoo. L'entreprise a été tout au long de l'année 2007 au coeur d'une gigantesque affaire de fraude et de corruption. Bien

Aujourd'hui, des dirigeants du groupe Fortis (liée très étroitement a la Banque Générale de Luxembourg) font l'objet d'une enquête en Belgique... Il se trouve que ces dirigeants poursuivent Denis Robert depuis pas mal d'années. Bon.

Pourquoi, en ces temps de crises, n'entendons nous pas parler plus du rôle des chambres de compensations internationales ? Un notaire (ce sont les mots de l'ancien patron de la banque luxembourgeoise) note toutes les transactions n'est-ce pas ? (ci contre, les listings authentifiés par les avocats new-yorkais de Clearstream). Sur google taper 'Cryptome'.


tsss.

samedi 1 novembre 2008

Pour Denis Robert - Contre la crise

Pour Denis Robert - Contre la crise

jeudi 30 octobre 2008

Pétition "Mode d'emploi en français"







Il y a un an, vous étiez 14819 à soutenir Denis Robert. Nous pouvons faire mieux, beaucoup mieux. Signez la nouvelle pétition en ligne... (en bas de ce texte). Les paradis fiscaux vous le rendront.

Qui a peur de Denis Robert ?

Depuis quelques jours, on peut lire dans nos quotidiens divers communiqués et un encart publicitaire grassement payé par une société financière qui accuse le journaliste Denis Robert de tous les maux. Etrange pratique que celle de ces organes de presse prestigieux qui se font payer pour passer (sans le moindre commentaire) un texte qui piétine allègrement le travail d’un confrère. Passons !
Une question reste sans réponse : comment est-il possible qu’au cœur d’une tourmente financière historique qui fait apparaître aux yeux des foules ébahies l’incompétence, l’irresponsabilité, la criminelle légèreté des dirigeants de toutes les banques du monde, ces hommes si importants qu’on voit courir à la porte des palais des Républiques pour mendier l’argent des contribuables, perdent leur temps et leur argent à tenter de museler un journaliste solitaire ?
Pour faire simple, rappelons que les chambres de compensation sont ces sociétés inventées par les banques pour simplifier et accélérer les transferts d’argent d’une banque à une autre. Mais aussi les enregistrer. L’outil est pratique. Il a un grave inconvénient : il identifie, et mémorise toutes les transactions interbancaires à travers le monde. Si la majorité de ces mouvements d’argent sont légaux, beaucoup recouvrent des activités criminelles. Et énormément finissent leurs courses dans des paradis fiscaux, à l’abri des regards importuns. La vulnérabilité du système et l’accès à l’information financière passent par ces chambres de compensation internationales.
Il suffirait que les juges aient accès à cette mémoire informatique pour relever le cheminement de l’argent de la fraude et du crime organisé. Il suffirait que cette menace existe pour que les fraudeurs à l’impôt, mais aussi les trafiquants de drogue, d’armes et d’influence retirent leur argent des banques.
Et ça, les banquiers ne le supporteraient pas.
Voilà ce que Denis Robert répète depuis plus de dix ans, à travers ses articles, ses livres et ses films.
Il faut abattre ce type. Ils sont légion à s’y employer.


Les 50 premiers signataires :

Betty Mialet (éditrice). Michel Onfray (philosophe, écrivain).Bertrand Tavernier (cinéaste). Antoine de Caunes (réalisateur). Guy Bedos (humoriste) Bruno Gaccio (auteur). Daniel Cohn Bendit (homme politique). Isabelle Solal (éditrice) Christophe Alévêque (humoriste). Eric Landau (galeriste). Lefred Thouron (dessinateur). Bernard Barrault (éditeur). Martin Messonnier (réalisateur). Lionel Duroy (écrivain) Diego Aranega (dessinateur). Fabienne Vonier (productrice). Francis Boespflug (producteur) . Jacques A. Bertrand (écrivain) Blandine Grosjean ( journaliste) Arnaud Montebourg (homme politique) Jean François Didier (journaliste) Rémi Malingrey (illustrateur). Jean François Diana (professeur université) Arnaud Baumann (photographe) Sébastien Balibar (physicien) Jean-Marcel Bouguereau (journaliste) Claude Sérillon (journaliste) Olivier Besancenot (homme politique). Bernard Barrault (éditeur) Christophe Nick (réalisateur) Florent Massot (éditeur) Pierre Siankowski (journaliste) Denis Labayle (écrivain) Philippe Ostermann (éditeur) Michel Embareck (écrivain) Florence Aubenas (journaliste) Yan Lindingre (dessinateur). Frédéric Bonnaud (journaliste) Benoît Delépine (Grolandais) Gérard Filoche (homme politique) Pierre Jolivet (cinéaste). Pascal Lorent (journaliste). Pierre Péan (journaliste) Régis Latouche (professeur université) Ariane Bouissou (journaliste) Dominique Gros (maire de Metz). Hervé Déplasse (producteur). Guy Seligmann (réalisateur). Didier Porte (humoriste). Francis Kuntz (Grolandais). Hervé Déplasse (producteur).

Son combat est aussi le nôtre

Signez ici et faites tourner : http://www.gopetition.com/petitions/pour-denis-robert-contre-la-crise.html


mercredi 29 octobre 2008

Tss

Le journaliste Denis Robert rejette la proposition de Clearstream
PARIS (AFP)

Le journaliste Denis Robert a repoussé mercredi la proposition de Clearstream de "mettre un terme aux procédures judiciaires engagées contre lui pour diffamation" s'il acceptait de renoncer à la poursuivre et a annoncé qu'il se pourvoyait en cassation.
Dans un mail adressé à l'AFP et intitulé "Non merci Monsieur Tessler (Jeffrey Tessler, PDG de Clearstream ndrl), Denis Robert explique qu'il "décline la +proposition+ de la banque des banques luxembourgeoise sans la moindre hésitation".
M. Robert estime que la proposition de Clearstream, faite le 22 octobre par voie de presse et non directement, "ressemble à une mauvaise plaisanterie" et la qualifie "d'opération de communication bizarre et choquante".
Le 16 octobre, la cour d'appel de Paris avait triplement condamné le journaliste pour diffamation au titre de ses ouvrages "Révélations" et "La Boîte Noire", parus en 2001 et 2002 aux Arènes, ainsi que pour un documentaire diffusé sur Canal + dans lesquels il accusait notamment la société financière luxembourgeoise d'avoir blanchi de l'argent sale.
L'auteur, qui a annoncé mercredi dans son mail qu'il se pourvoyait en cassation, a été condamné en appel à payer un total de 4.500 euros de dommages et intérêts ainsi que plusieurs milliers d'euros de frais de justice.
Clearstream avait proposé au journaliste "de ne pas exécuter les décisions de justice rendues à son encontre et de ne pas poursuivre les instances en diffamation encore en cours pour autant qu'il accepte également de mettre un terme à toutes ces procédures".
Dans un communiqué diffusé peu après, Denis Robert s'était montré favorable à un rapprochement, sans toutefois indiquer s'il acceptait l'offre.
"S'il est vrai que la récente décision en appel est une victoire pour eux", écrit-il mercredi, "je voudrais rappeler que cinq ans plus tôt, pour le même livre (La Boîte Noire), trois autres magistrats avaient condamné la firme à me verser 8.000 euros et jugé mon enquête +sérieuse, de bonne foi+ et +utile+.
"Je me pourvois donc en cassation", annonce-t-il, admettant pourtant ne pas être "assez riche pour vivre tout cela sereinement".
Le journaliste se dit "sûr de la qualité" de son travail et de "l'intérêt des informations obtenues, d'autant plus en ces temps de crise financière internationale".
Denis Robert insiste sur l'importance des membres de son comité de soutien qui lui ont permis de tenir moralement et financièrement.
"Pour eux, autant que pour moi, je ne peux pas accepter cette fausse proposition", souligne-t-il.
"Je maintiens que cette chambre de compensation internationale a accepté que des milliers de clients ouvrent des comptes dans des paradis fiscaux", insiste-t-il. "Mes listes indiscutées et indiscutables le prouvent. C'est important dans cette période de crise financière où le Luxembourg commence à être montré du doigt".
"L'arrogance" de Clearstream "en cette période de crise financière me laisse perplexe et n'entame en rien ma détermination, au contraire", conclut le journaliste.

lundi 27 octobre 2008

Mon Dieu, Clearstream "engageait des Bouchers" !

A l'audience du tribunal de première instance de Paris, la 11ème chambre, l'un des trois avocats de Clearstream également avocat de Charlie Hebdo, à fait une Révélation devant un public médusé et un juge somnolant.
C'est la première fois que j'assistais a une audience, j'étais venu "pour voir", puis un peu pour comprendre l'acharnement d'une machine contre un individu. Ce jour là, le tribunal devait juger des enquêtes de Denis Robert, dont deux livres, Révélations et La boite noire ainsi qu'un film, Les dissimulateurs (bac film). Pas de bol pour moi, le film qui m'a fait prendre conscience que nos amis de la firme luxembourgeoise se foutaient de nous (vous et moi), n'était pas poursuivi. Et je m'étonne que les propos du film "L'affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Deawoo" n'aient pas été poursuivi. Je m'étonne car ce qui y est expliqué est grave. Très grave. Mais soit, la firme n'a sans doute pas trouvé de quoi attaquer. Elle ne se serait certainement pas géné.

Ah oui, la révélation : Selon la tirade de Malka, Clearstream engageait des "bouchers... ".
Ben voila, ca explique les coupes franches dans les budgets nationaux.

Le dico bancaire
Aujourd'hui ;

Boucher : Expert comptable qui a inventé un systeme bancaire appelé Clearing et qui travaille pour le syndic des abbatoirs de Luxembourg. Accessoirement, ancien numéro 3 de la banque des banques (ca raconte les raccourcis)

Quand on entend çà, on se demande ce que reproche l'avocat à Denis Robert.

jeudi 23 octobre 2008

Swift - Les banques ne sont plus trop regardantes sur le secret bancaire et le respect de la vie privée.


Le G29 confirme que SWIFT a violé les règles européennes de protection des données

05/12/2006 - En bref

Dans un avis du 22 novembre 2006, le G29 a considéré que SWIFT n’a pas respecté les règles européennes de protection des données en acceptant de communiquer aux autorités américaines les données bancaires transitant par son réseau. L’avis indique que les banques européennes détiennent une part de responsabilité dans cette affaire.

Le G29 est le groupe européen de coordination des autorités de protection des données de l’Union Européenne. A l’issue de sa session plénière des 21 et 22 novembre, le Groupe a considéré que la société SWIFT n’a pas respecté plusieurs dispositions de la directive 95/46 du 24 octobre 1995 sur la protection des données en prêtant un concours actif à la mise en œuvre du programme de surveillance des données bancaires et financières par les autorités américaines.

Le groupe considère que l’absence de transparence et de mécanismes effectifs et adéquats de supervision des transferts de données d’Europe vers la succursale de SWIFT établie aux Etats-Unis, puis de cette succursale aux autorités américaines, représente un manquement grave aux dispositions de la directive. Le Groupe estime que le transfert systématique, massif et à long terme de données personnelles par SWIFT aux autorités américaines, et ce de manière confidentielle et non-transparente, sans base juridique et sans possibilité de supervision indépendante par les autorités européennes de protection des données, constitue une violation des principes fondamentaux des règles européennes de protection des données.

L’avis rappelle qu’un cadre juridique international a été élaboré aux fins de lutter contre le financement du terrorisme. Celui-ci aurait dû être utilisé par les autorités américaines, plutôt que de requérir le concours d’une société européenne sans information des autorités publiques compétentes dans l’UE.
Le G29 considère enfin que les banques détiennent une responsabilité dans cette affaire, même si celle-ci est secondaire par rapport à la responsabilité de SWIFT. Il appelle en outre les banques centrales concernées à initier une réflexion sur une modification de leur mandat de supervision de SWIFT.

Clearstream communique ses lettres de négociation a coups d'encarts publicitaires


On l'attendait hier, ce fameux communiqué de Clearstream. Outre un calcul tout Luxembourgeois du nombre de procès gagné et perdu (voir la liste des procédures en cours plus bas), outre l'amalgame concernant "la chanson" (qui ne concerne pas Clearstream, mais traite des "Voleurs de Foules", une assimilation de propos qui surprend de la part d'une banque sans histoires)

Donc, ce sera pour Vendredi 24 Octobre 2008. Et le voici, inutile de l'acheter.

Fortis, plainte d'outre-atlantique

La justice américaine a elle aussi été saisie dans le dossier Fortis. Christopher Copeland, un investisseur américain, vient en effet de déposer plainte, à Manhattan, contre le groupe bancaire qu'il accuse d'avoir trompé ses actionnaires. Dans sa plainte, Christopher Copeland souligne que les anciens responsables de Fortis avaient faussement présenté l'entreprise comme "une société relativement immunisée contre les conséquences de la crise des crédits".
(belga/bloomberg) - La justice américaine a elle aussi été saisie dans le dossier Fortis. Christopher Copeland, un investisseur américain, vient en effet de déposer plainte, à Manhattan, contre le groupe bancaire qu'il accuse d'avoir trompé ses actionnaires.

Dans sa plainte, Christopher Copeland souligne que les anciens responsables de Fortis avaient faussement présenté l'entreprise comme "une société relativement immunisée contre les conséquences de la crise des crédits". En réalité, estime l'investisseur, "Fortis était à peine solvable et a dû vendre ses actifs à des prix très bas".

Affirmant représenter plusieurs actionnaires, Christopher Copeland réclame des dommages et intérêts.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu jeudi du côté de Fortis aux Etats-Unis.

Le groupe a récemment été démantelé, les activités de la banque aux Pays-Bas étant nationalisées et Fortis Belgique tombant dans l'escarcelle de BNP Paribas.

Suite de la proposition publicitaire de CLEARSTREAM Luxembourg Denis ROBERT dit çà ;

Suite à sa “proposition”
dont j'ai eu connaissance par la presse,
Clearstream communique à nouveau cette proposition
par PUBLICITE dans Le Monde.

J'ai bien reçu le message hier
et je trouve la méthode pour s'adresser à moi
étonnante et coûteuse.

J'ai réagi sobrement hier.

J'ai beaucoup à dire,
et malgré une pression certaine (communiqué, publicité...)
qui entraîne des réactions (reprises dans la presse, appels, mails...),
je ne m'exprimerai pas dans l'urgence.

Denis ROBERT

Juncker contre le reste du monde

mercredi 22 octobre 2008

Clearstream achète une pleine page dans Le Monde et Le Figaro


Demain, Jeudi 23 Octobre 2008, les lecteurs du journal "Le Monde" et les lecteurs du Figaro pourront lire en pleine page le communiqué qui suit.

Le communiqué, refusé par le quotidien Libération, étonne les partisans de Denis Robert. D'abord parce qu'il s'agit de trouver un arrangement qui oppose un individu (journaliste) et une multinationale et qu'en règle générale, tout ceci se passe par les petits chemins des avocats.

On est en droit de s'étonner aussi des moyens utilisé pour régler un différent de cette nature. D'autant qu'a y regarder de plus près, la firme cliente de Richard malka (avocat de Charlie Hebdo) s'emporte une fois encore sur l'exactitude du nombre de procès qu'aurait perdu Denis ROBERT. (la liste des procédures en cours se trouve a l'article plus bas).

Ensuite, Denis Robert n'a pas recu le message personnelement. La manoeuvre, même si on peut se féliciter d'un geste de la part d'un fleuron de la mondialisation financiere, semble "business oriented" et plutôt purement communiquante. Denis Robert à déjà apporté sa réponse par le canal AFP. Vous la trouverez sans chercher bien longtemps dans les nouvelles de Google. Enfin, et pour en finir, notons qu'après Clearstream et ses avocats, Jean-Claude Juncker qui s'est exprimé hier soir sur France2, en avait aussi après le journalisme pas sérieux. Qu'ils sont pénibles tous ces journalistes, hein Jean-Claude !


Luxembourg 22 octobre 2008


CLEARSTREAM PROPOSE A DENIS ROBERT DE METTRE UN TERME AUX
PROCEDURES ENGAGEES CONTRE LUI POUR DIFFAMATION

Le 16 juin 2008, Monsieur Denis Robert annonçait qu’il « jetait l’éponge » dans « L’affaire Clearstream», et qu’il renonçait dorénavant à toute intervention publique à propos de Clearstream.

Le 16 octobre 2008, la Cour d’appel de Paris a triplement condamné Denis Robert pour diffamation au titre de ses deux principaux ouvrages « Revélations » et « La Boite Noire », ainsi que pour le documentaire diffusé sur CANAL +, « Les Dissimulateurs ».

A ce jour, c’est donc à 9 reprises que les justices française, belge et luxembourgeoise ont condamné Monsieur Robert et ses méthodes d’enquête, toutes ces décisions confirmant les résultats des enquêtes judiciaires luxembourgeoises et françaises concluant à « l’inanité » des prétendues « révélations » de Denis Robert.

Clearstream, constatant que la vérité est aujourd’hui établie par la justice et que Monsieur Robert a annoncé ne plus vouloir s’exprimer sur cette affaire, accepterait, dans un souci d’apaisement, de mettre un terme aux procédures de diffamation en cours.

Clearstream rappelle à cet égard qu’elle n’a jamais été animée par une quelconque volonté de s’acharner contre Monsieur Denis Robert (auteur de 5 livres, de 2 documentaires, de centaines d’interviews, d’expositions de peinture et même de chansons sur Clearstream) et qu’elle a simplement cherché à établir, sereinement, que les accusations dont elle faisait l’objet n’étaient fondées sur aucune enquête sérieuse.

Dès lors Clearstream propose à Monsieur Robert de ne pas exécuter, à compter de ce jour, les décisions de justice rendues à son encontre et de ne pas poursuivre les instances en diffamation encore en cours pour autant que Monsieur Robert accepte également de mettre un terme à toutes ces procédures.

Il revient donc aujourd’hui à Monsieur Denis Robert, victime de son propre acharnement à diffamer sans relâche Clearstream depuis 7 ans, de mettre un terme ou pas aux contentieux en diffamation dont il se plaint et de se décharger ainsi du fardeau procédural qu’il dénonce tout en en étant à l’origine.

Clearstream:
Bruno Rossignol Tel: +352-243-31500
bruno.rossignol@clearstream.com /

vendredi 17 octobre 2008

Le Luxembourg, ses banques et ses avocats luttent pour un journalisme sérieux


"Verdict au procès de la 11 eme chambre du tribunal de paris. Denis ROBERT perd trois procès en diffamation"

A lire le communiqué de presse de la banque fleuron de l'économie luxembourgeoise, on pourrait se dire que CLEARSTREAM gagne tous ses procès. Le moins que l'on puisse dire est que malgré l'inégalité criante des moyens engagés, la banque du paradis fiscal et judiciare est encore loin du compte.

A noter : lors de l'ITW de Denis ROBERT au tribunal, "un représentant de Clearstream" s'est laché interrompant la sequence pour ensuite se dérober et sembler tout faire pour ne pas être filmé" remarque le Journaliste de FRANCE3.

A voir ici
A la sortie du tribunal, donc, Richard MALKA le défenseur de la liberté d'expression a levé son poing en direction de Denis ROBERT, puis est allé rejoindre son ami Bruno ROSSIGNOL (le chargé de communication de CLEARSTREAM) pour ensemble entamer un petit pas de danse marquant, on suppose, la joie d'avoir lutté pour la liberté de la presse. La classe quoi. Mais je m'égare, nous reviendrons plus tard sur une étonnante conférence sur la liberté de la presse organisée par la Licra de Metz...

Reprenons courageusement les principales procédures intentées par les banques (dont certaines, sont connues pour des fraudes records dont la MENATEP et son fabuleux détournement de fond provenant du Fond Monétaire International)


EN FRANCE

Assignation
REVELATION$

Première instance
Denis Robert condamné à 1 euro

En appel Denis Robert condamné à 1500 euros
(+ 3000 euros de frais de procédure)


Assignation
BOÎTE NOIRE

Première instance
Denis Robert relaxé
Clearstream condamné à 8000 euro

En appel
Denis Robert condamné à 1500 euros
(+ 3000 euros de frais de procédure)

Assignation
LES DISSIMULATEURS

Première instance
Denis Robert condamné à 1 euro

En appel
Denis Robert condamné à 1500 euros
(+ 3000 euros de frais de procédure)

Passage à Tout le monde en parle
L’émission de Thierry Ardisson

Première instance
Denis Robert relaxé

En appel
Jugement non rendu

Interview
Nouvel Observateur

Denis Robert relaxé

Interview
Le Point

Denis Robert relaxé

Interview
VSD

Première instance
Denis Robert condamné à 8000 euros

En appel

Interview
Sud Ouest

Première instance
Denis Robert condamné à 12500 euros

En appel


EN BELGIQUE

Assignation
REVELATION$

Première instance
Clearstream débouté
Appel en cour


Assignation
La BOÎTE NOIRE

Première instance
Clearstream débouté
Appel en cour

Assignation
LES DISSIMULATEURS

Première instance
Clearstream débouté
En appel
Denis Robert condamné à 1 euro
(+ 30.000 euros de frais de procédure


AU LUXEMBOURG

Plainte au pénal pour diffamation
(instruction en cour)

Plainte pour vol et recel de vol
Plainte en diffamation de Clearstream
contre Clearstream l’enquête.
Denis Robert condamné à 1 euro


Actions intentées par FORTIS
Contre les Dissimulateurs et Révélétion$

En France

Denis Robert a gagné
en première instance et en appel.

Puis le jugement a été cassé.
Le procès repart donc à zéro
en mars 2009


Au Luxembourg

Denis Robert a gagné
en première instance et en appel.


Actions intentées par
MENATEP HOLDING
dont le siège est installé à Gibraltar
Contre Révélation$, la Boîte Noire et Les Dissimulateurs

Assignation pour diffamation
en France,
en Belgique,
en Suisse
et au Canada.

12 procédures dans lesquelles
Denis Robert a gagné
en première instance
et en appel.

Menatep a payé 20.000 euros
à l’éditeur Les Arènes.
De plus...


Mise en examen sur plainte de Clearstream
pour “recel de vol et recel d’abus de confiance”

Ainsi que

Plainte de Dominique de Villepin
Instruction en cour


Erwin A

jeudi 16 octobre 2008

Denis ROBERT - News sans pubs


Ca devient de l'art from ErwinAct on Vimeo.

mercredi 15 octobre 2008

Un peu de pédagogie

Contrairement à ce que les juges et les lambdas que nous sommes imaginons, l'argent, lorsqu'il devient "virtuel", continue à laisser des traces. Toutes sortes de traces. Les transactions entres organismes financiers sont inscrites dans la mémoire d'un système qui leur sert de notaire. Rien ne disparait donc des circuits bancaires.

En contrôlant ce système privé que les experts appellent "Chambres de compensation" et qu'aucune presse n'a pris la peine de nous expliquer, les Etats auraient eût une vue globale sur les flux financiers internationaux. En ne réagissant pas au travail de Denis Robert, de Pascal Lorent et d'Ernest Backes, l'Union Européenne et d'une manière générale les individus, se privent d'un outil essentiel de lutte contre la criminalité financière. Cet incompréhensible silence des démocraties, la tolérance paisible de Paradis Fiscaux au cœur de l'union européenne, ajouté aux grands principes de l"autorégulation", participe à un processus qu'on pourrait appeler "un braquage silencieux et perpétuel".

Erwin A.